dimanche 4 décembre 2022

Education : Le SYNAPEC attend toujours le reclassement automatique et sans condition des IAC et IC

synapecLe 7 octobre 2022, le Syndicat national des professeurs d’écoles (SYNAPEC), dans son communiqué, invitait l'ensemble des Instituteurs adjoints certifiés (IAC) et Instituteurs certifiés (IC) du Burkina Faso à observer un sit-in d'un mois à compter du 11 octobre au 11 novembre 2022 pour réclamer auprès des gouvernants un reclassement automatique et sans condition de tous les IAC et IC du Burkina Faso. Ce sit-in ayant pris fin le 11 novembre dernier, Radars Info Burkina est allé rencontrer le secrétaire général du syndicat, Adama Dabilgou pour un bilan.

Ce sit-in a permis une auto-évaluation du SYNAPEC en décelant ses points forts et ceux faibles et, surtout, de trouver des mécanismes efficaces pour conserver les acquis et relever les insuffisances qui s'affichent sous la forme de challenge, a déclaré le secrétaire général du SYNAPEC, Adama Dabilgou. Comme dans toute activité à caractère collectif, il y a eu dans celle-ci non seulement des hauts, mais aussi des bas, de l’avis du secrétaire.

En effet, au cours de ce mois de sit-in, des centaines de sous-sections SYNAPEC ont été installées à travers le pays grâce à l’engagement, à la détermination et à la ténacité des braves militants du SYNAPEC, a-t-il confié. Le mot d'ordre du sit-in a été suivi dans 11 régions avec un taux de mobilisation qui varie entre 60 et 90%. Il s’agit des régions du Centre-Ouest, du Sud-Ouest, du Nord, des Hauts-Bassins, des Cascades, du Plateau central, du Centre-Nord, du Sahel, du Centre-Est, de la Boucle du Mouhoun et de l'Est.

De plus, ce fut un succès parce que « les militants du SYNAPEC n'ont pas été victimes de l'arbitraire à l'exception de trois (3) camarades de la Circonscription d’éducation de base (CEB) de Loropéni, où le Chef de la CEB semblait croire avoir affaire à des militants des années 60 », a-t-il déclaré.

Pour ce qui est des insuffisances de ce sit-in, la coordination régionale du Centre-Sud qui fut la première force du SYNAPEC a connu des situations qui ont milité en défaveur du mot d'ordre a décrié le sieur Dabilgou. Cela a impacté sur la mobilisation et l'on enregistre un taux de moins de 50% dans cette région. A ce sujet, le secrétaire général n’a pas voulu donner de détails.

Par ailleurs, la région du Centre, qui devait regorger de plus de lutteurs au regard de la discrimination qu'ils subissent à cause de leur âge, n'a pas pu enregistrer un taux de 10% à l'exception de Ouaga 1 et 3, a-t-il déploré. Toujours dans le Centre, au cours de ce sit-in, aucune sous-section du syndicat n'a été installée. A ce niveau non plus, Adama Dabilgou n’a pas voulu donner les raisons de la faible mobilisation des membres du Centre. Mais des actions seront programmées en vue de travailler davantage à bénéficier de la confiance des doyens afin de fortifier le SYNAPEC dans la région du Centre, a-t-il souligné.

Visiblement, au regard de ce qui précède, l’on est tenté de dire que l’objectif du sit-in, qui était celui de réclamer auprès des gouvernants un reclassement automatique et sans condition de tous les IAC et IC du Burkina Faso, n’a pas été atteint.

Cependant, l’espoir de la victoire est au rendez-vous car, selon Adama Dabilgou, le ministre de l’Education, Joseph André Ouédraogo, a une disposition favorable envers le SYNAPEC. Ainsi, les actions vont demeurer clémentes en attendant qu'il leur accorde une audience. 

Flora Sanou

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