lundi 8 août 2022

Exploitation minière artisanale et semi-mécanisée : De nouvelles technologies d’extraction et de traitement d'or connues

bjam uneLe vendredi 15 juillet 2022 à Ouagadougou, au deuxième jour de la Journée de l’artisan minier (JAM), une communication a été donnée sur  les technologies innovantes d’exploitation et de traitement de minerais au Burkina Faso. Ce thème, traité sous forme de panel, a été conjointement développé par le directeur de l’Encadrement technique de l’ANEEMAS (Agence nationale d'encadrement des exploitations minières artisanales et semi-mécanisées), Abdou Gafar Romba, le coordinateur national de l’ONG ARM (Alliance pour une mine responsable), Désiré Nikiéma, Mamoudou Koama de l’association des Artisans miniers,  l’économiste  Salofou Trahoré et Seydou Kabré de l’ONG canadienne Artisanal gold consulting (AGC).

Au Burkina Faso, les artisans miniers se servent des produits chimiques dans l’extraction du minerai malgré l’interdiction des textes réglementaires. Or ces produits chimiques, notamment le mercure, le cyanure, les explosifs et autres,  dans le traitement de l’or sont hautement nocifs pour l’homme et l’environnement.

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 C’est pourquoi, selon les panélistes,  de nouvelles technologies de traitement de l’or ont été développées pour réduire, voire mettre un terme à l’utilisation de ces substances. Il s’agit des chaînes de traitement de l’or qui permettent de concentrer le minerai et de passer directement à la fusion sans obligatoirement utiliser le mercure. De ce fait, plusieurs machines interviennent dans le processus. Il s’agit, entre autres, du Goldkacha, de la table vibrante, du broyeur, du concasseur et du Gold drop.

Le traitement mécanique améliore la rentabilité. En effet, l’utilisation de ces technologies innovantes dans le secteur minier artisanal permet  d’améliorer le taux de récupération de l’or en le faisant passer de 70 à 80%, de réduire la pénibilité du travail et de protéger l’homme et l’environnement contre l’utilisation des substances dangereuses.

bjam 3Ces nouvelles technologies d’exploitation et de traitement du métal jaune présentent d’énormes avantages, a en croire le représentant des artisans miniers, Mamoudou Koama. Cependant, l’État doit permettre d’abord aux artisans miniers d’acquérir des permis d’exploitation car les nouvelles technologies ne peuvent pas être utilisées sur des sites non reconnus, a-t-il souhaité. De plus, ces technologies ne sont pas accessibles aux artisans du point de vue des coûts, toujours selon lui. De ce fait, il a plaidé, au nom des artisans miniers, pour des mesures d’accompagnement afin de leur permettre d’acquérir ces machines.

A en croire le directeur de l’Encadrement technique de l’ANEEMAS, Abdou Gafar Romba, des réformes ont déjà été engagées par l’Etat  pour permettre aux artisans d’entrer en possession desdites technologies. 

Par ailleurs, il a exhorté les artisans miniers à s’organiser  en coopératives. Ainsi, ils pourront mobilier assez de fonds pour acquérir ces outils. Il existe, en outre, des mécanismes d’accompagnement  à travers des structures financières comme les banques pour l’acquisition de ces technologies, a expliqué M.  Romba.

Cependant, la mécanisation à outrance pourrait porter préjudice à la main-d’œuvre. C’est pourquoi  il faut y aller prudemment, a conseillé Abdou Gafar Romba pour conclure.

Flora Sanou

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