mardi 28 septembre 2021

Situation des barrages au Burkina : Les explications du ministre de l'Eau et de l'Assainissement

brrag uneFace aux ruptures incessantes de différents barrages du pays, le ministre de l'Eau et de l'Assainissement, Ousmane Nacro, était au journal télévisé de la Radiodiffusion Télévision du Burkina le mercredi 18 août 2021 pour donner des explications sur les causes de la dégradation de ces retenues d’eau.

Depuis le début de la saison pluvieuse, plusieurs barrages ont cédé. Selon le ministre de l'Eau et de l'Assainissement, les ouvrages actuels sont vieillissants et plusieurs d’entre eux sont déjà en état de délabrement. « Nous avons un parc d’environ 1100 barrages. 40% de ces barrages sont dans un état de dégradation très avancé, 50% des barrages dans un état de dégradation moyennement avancé et seulement 10% des barrages sont en bon état. Ces ouvrages ont un âge moyen de 30 ans », a confié Ousmane Nacro.

 « Le manque d'entretien de ces ouvrages, les insuffisances dans les études, voire dans la réalisation des ouvrages, les effets du changement climatique et l’action de certains animaux comme les crocodiles qui creusent dans la digue pour trouver un espace pour se loger » sont des facteurs entraînant la dégradation des barrages, selon le ministre Nacro.

brrag 2A cela s’ajoutent les mauvaises pratiques des riverains qui fragilisent les infrastructures. « Certains usagers font passer les tuyaux de leurs motopompes en aval ou en amont du barrage pour pomper l’eau », se désole l’ancien Directeur général de l’Agence d'Exécution des Travaux Eau et Équipement Rural (AGETEER) avant de préciser que « lorsque nous faisons passer un tuyau à travers la digue, nous ne faisons que fragiliser l’ouvrage ».

Le ministre reconnaît néanmoins des insuffisances dans le suivi et la protection de ces infrastructures malgré l’existence de la police de l’eau, d’agences de l’eau et de comités d’usagers. Selon Ousmane Nacro, il faut repenser la sensibilisation des populations.

Mais déjà, il est prévu de restaurer les infrastructures endommagées. « Nous avons reçu des instructions fermes et allons préparer un dossier et travailler à ce que ces ouvrages soient réhabilités », a-t-il confié. Cependant, pour Ousmane Nacro, des études doivent être menées afin de déterminer le type d’action à entreprendre sur chacun des barrages.

Le 15 août dernier, le barrage de Zéguédéguin, dans le Namentenga, a cédé suite à des intempéries. Le 12 août, un communiqué du gouverneur de la Boucle du Mouhoun attirait l'attention des usagers sur le délabrement de l'ouvrage de Bagala, localité située à environ 14 km de la route régionale Nouna-Solenzo. Un autre barrage sur la RN1 avait cédé le 28 juillet dernier.

Sié Mathias Kam

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