Affaire des 77 véhicules du maire de Ouagadougou : Les conseillers municipaux de l’opposition comptent se constituer plaignants
Les conseillers des groupes municipaux de l’opposition sont montés au créneau ce 25 juin à Ouagadougou lors d’une conférence de presse qui a porté essentiellement sur la gestion de la commune de Ouagadougou par le maire Pierre Armand Béouindé. L’affaire d’acquisition de 77 véhicules par la commune s’est encore invitée dans les échanges.
Les conseillers des groupes municipaux de l’opposition comptent se constituer plaignants dans l’affaire d’acquisition des 77 véhicules par le maire de la ville de Ouagadougou, Pierre Armand Béouindé. C’est la principale information qui est ressortie du point de presse de ce jeudi 25 juin, animé par les conseillers de l’opposition.
A les en croire, la délibération portant approbation de l’acquisition des véhicules par crédit-bail a été discutée au cours d’une session pendant laquelle des observations ont été formulées par des conseillers de l’opposition. Cette approbation a été faite par la majorité des conseillers présents pour acquérir du matériel de qualité au profit de la commune, mais à condition que certaines observations soient prises en compte. « Pour nous, conseillers de l’opposition, il y a abus de confiance dans cette affaire et faux et usage de faux, car le maire n’a pas porté les amendements de la session avant la conclusion du contrat », déclare Alban Zoungrana, président des conseillers municipaux du groupe de l’Union pour le progrès et le changement (UPC).
Selon le conseiller Zoungrana, 12 maires d’arrondissements, sans distinction de bords politiques, avaient tous restitué les véhicules que la commune leur avait donnés. Parmi eux figurent des maires du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Au regard de tout ce qui précède, les conseillers de l’opposition comptent donc se constituer plaignants dans cette affaire dans les jours à venir.
En outre, ils sont revenus sur ce qui s’est passé dans la matinée du 22 juin 2020 lors de la session communale. Et à les en croire, ce qui a poussé les conseillers de l’opposition à boycotter ladite session, c’est parce qu’au départ ils ont souhaité un préalable à la poursuite sereine des travaux, chose que le maire a refusée. Il y a aussi le fait qu’au début, les mêmes conseillers se sont vu refuser l’accès à la salle de délibérations par les forces de l’ordre, foi du conseiller Alban Zoungrana de l’UPC. « Bien que le quorum nécessaire ne fût pas atteint pour valider les points inscrits à l’ordre du jour, M. Béouindé a insisté pour continuer la session et nous avons saisi un huissier de justice pour en faire le constat afin de pouvoir saisir la justice », a-t-il précisé.
A l’instar du CFOP, l’opposition municipale exige donc la démission du maire Armand Béouindé et l’annulation de la session du 22 juin par le haut-commissaire du Kadiogo. « Au cas où le maire refuserait de démissionner, nous invitons le ministre de l’Administration territoriale à le suspendre en application de l’article 272 du Code général des collectivités territoriales », a conclu Alban Zoungrana.
Obissa

En ce qui concerne l’attaque armée présumée terroriste à Kafolo, en Côte d’Ivoire, dans la nuit du 10 au 11 juin, M. Yehia affirme : « Elle est illogique d’après ce que je sais du mode opératoire des djihadistes. La zone est isolée et il n'y a pas une continuité territoriale avec leurs zones de repli». Et d’ajouter : « Il est possible que ce soit un coup de semonce pour des personnes se livrant à l'orpaillage et qui refusent de payer la Zakat, alors que ces groupes ont favorisé leur implantation. C’est une hypothèse. »
La tenue des élections présidentielle et législatives en novembre prochain fait des gorges chaudes au Burkina Faso. Si certains sont pour leur report, en invoquant les problèmes sécuritaires et sanitaires, d’autres par contre sont en faveur de leur tenue parce que, disent-ils, la Constitution n’a pas prévu de dérogation. Parti au pouvoir, d’opposition et OCS, chacun y va de son argumentation.
« Il faut donc aller aux élections. C'est d'abord un principe démocratique que le MPP veut et doit respecter. De plus, notre parti tient à respecter la Constitution ; il n'est donc pas question pour nous de défaitisme. Ce n'est pas à cause de cette situation sécuritaire et sanitaire difficile que nous n'allons pas tenir les élections, d’autant plus que le faire, c'est affirmer notre souveraineté sur toute l’étendue du territoire », a-t-il déclaré.
« C’est cela aussi, la démocratie », a-t-il affirmé. D’après l’honorable Dicko, on ne devrait pas s’attarder sur les propos des gens qui rêvent d'un Burkina Faso qui sombrera dans le chaos, parce qu’on doit faire beaucoup attention afin que l'ennemi qui est dehors ne profite pas de la situation pour s’engouffrer davantage au Burkina Faso. Aujourd'hui, a-t-il ajouté, à 100 kilomètres de Ouagadougou, on a déjà des problèmes d’insécurité qui se posent. Si on commence nous-mêmes à nous taper dessus, c'est un grand boulevard qui est ouvert. « Comme on le dit, quand la pluie vous bat, il ne faut pas vous battre entre vous », a-t-il terminé.
s’est-il interrogé. Car pour lui, les élections en réalité, c’est pour renouveler les institutions pour mieux gouverner la société qui n’est pas en crise. « Mais si la société même est en crise et qu’on ne la règle pas, on aura des institutions de crises pour continuer la crise », a-t-il déduit. C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, nous avions conseillé dans la feuille de route des sages de l’Appel de Manéga, depuis fin janvier, d’aller à la réconciliation nationale avant les élections. A l’en croire, cela permettra de réconcilier les Burkinabè, que les acteurs politiques soient eux-mêmes dans des prédispositions, engagés dans l’amour de leur pays avant d’aller aux élections. C’est seulement ainsi, a-t-il terminé, que les dirigeants qui en sortiront seront légitimes et crédibles.
Le traditionnel Conseil ordinaire hebdomadaire des ministres s'est tenu le mercredi 17 juin 2020 sous la présidence de Roch Marc Christian Kaboré, chef de l’Etat burkinabè. Il a été marqué par l'examen de certains dossiers de fonds et des communications orales. Au titre du ministère de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, le Conseil a examiné un avant-projet de loi modificatif de la loi 014-2001/AN portant Code électoral. Il sera présenté à l'Assemblée nationale lors d'une session extraordinaire pour adoption afin que les élections se tiennent à bonne date le 22 novembre 2020.
Au Burkina Faso, la convocation du corps électoral est prévue pour le 22 novembre 2020 pour des élections couplées (présidentielle et législatives). Actuellement, prévaut le débat sur l’opportunité ou non de tenir ces élections. Pendant que des acteurs politiques appellent au respect de ce calendrier, d’autres par contre plaident pour le report des élections. Radars Info Burkina a approché WANEP-Burkina (West Africa Network for peacebuilding ou Réseau ouest-africain pour l'édification de la paix, en français) pour savoir quelle attitude adopter pour des élections apaisées en 2020.
Au niveau des acteurs politiques, « il faut qu'ils puissent se départir de leurs intérêts personnels pour mettre en avant l'intérêt de la nation. Il faut écouter les difficultés que chaque parti sent venir pour qu'à travers un dialogue on puisse aboutir à une charte consensuelle », a-t-elle estimé.
Pour ce qui concerne la population dans son ensemble, il faut des sensibilisations sur le civisme électoral. « Pour les femmes, les groupements féminins ne sont pas contents de la loi quota genre (adoptée le 22 janvier 2020) pour le motif qu’elle n’est pas contraignante. Il faut que les différentes formations politiques respectent le quota genre. Ces partis doivent tenir compte des femmes et les jeunes dans l’établissement des listes électorales pour des élections apaisées. Pour que toutes les couches sociales puissent jouer leur rôle, la loi quota genre doit être révisée », a martelé, Mme Combary.
Le point de presse hebdomadaire du Chef de File de l’Opposition Politique (CFOP) s’est tenu ce mardi 16 juin 2020 à Ouagadougou. Il a été animé par le président du RDEBF, Adama Séré, et le 4e vice-président du l’UPC, Amadou Diemdioda Dicko. Les présumées tentatives de fraude lors de l’enrôlement des électeurs dans le Plateau central, le sondage du présimètre et l’affaire Armand Pierre Béouindé étaient, entre autres, au menu des échanges.
Le Dr Bicaba a indiqué que la sous-commission « gestion des appels » fait partie des quatre sous-commissions de surveillance. Elle assure quotidiennement la réception des appels téléphoniques, soit pour des informations sur le Covid-19, soit pour valider un cas suspect pour investigation. Cette supervision des téléopérateurs a révélé des insuffisances et la coordination nationale de la riposte en a fait une préoccupation majeure, d’où la nécessité d’une formation.
Le point de presse hebdomadaire sur l’évolution du coronavirus au Burkina Faso s’est tenu le vendredi 12 juin 2020 à Ouagadougou. Le coordinateur national par intérim du plan de riposte est revenu sur la tendance baissière de la pandémie. La stratégie qui sera mise en place les semaines à venir a été également dévoilée.
Au titre du ministère de l'Economie et des Finances, le Conseil a examiné un rapport relatif à l'érection du bureau national des évaluations environnementales en Etablissement public administratif (EPA). « Le Conseil a donc marqué son accord pour cette proposition et adopté un décret portant érection du bureau national des évaluations environnementales en EPA qui va s'appeler désormais Agence nationale des évaluations environnementales (ANEE). L'objectif visé est de doter cette structure des véritables capacités et également d'une présence sur le territoire pour répondre au bien-être du travail dans ce cadre », a précisé le porte-parole du gouvernement.
En matière d’accueil dans les palais de justice, sur l’effectif des personnes ayant eu recours à un palais de justice, 53,3% jugent l’accueil satisfaisant contre 30,4% qui le jugent peu satisfaisant et 2,4% le jugent mauvais. Selon le milieu de résidence, 51% des enquêtés vivant en milieu rural sont satisfaits de l’accueil dans les palais de justice. En milieu urbain, cette proportion est de 56,8%.










