Le gouvernement nigérian a convoqué l’ambassadeur de Côte d’Ivoire au Nigeria, Kalilou Traoré, le vendredi 3 juillet 2026. Abuja souhaite obtenir des explications sur le décès à Abidjan d’un ressortissant nigérian, Usama Murtala, survenu après sa détention, et réclame des indemnités pour sa famille.
Les exigences du Nigeria ont été formulées à Abuja par la ministre des Affaires étrangères, Bianca Odumegwu-Ojukwu, lors de son entretien avec le diplomate ivoirien.
Cette rencontre fait suite à la libération de six Nigérians qui étaient détenus en Côte d’Ivoire, l’un d’eux ayant malheureusement succombé peu après sa sortie de prison.
Une protestation formelle d'Abuja
Selon le communiqué signé par l’attaché de presse du ministère nigérian des Affaires étrangères, Magnus Eze, cette démarche constitue une protestation formelle contre le traitement réservé aux citoyens nigérians en Côte d'Ivoire.
Dans cette note, Abuja s’interroge sur les raisons pour lesquelles les autorités nigérianes n’ont pas été informées de l’arrestation et de la détention de ses six citoyens. Le ministère affirme que ce défaut de notification à l’ambassade a considérablement retardé l’intervention diplomatique.
Mme Odumegwu-Ojukwu a décrit ces citoyens comme des commerçants en voyage d’affaires, pénalisés par la barrière de la langue et privés d’accès à une représentation légale. Elle s’est également inquiétée du fait que leurs téléphones, marchandises, argent et autres effets personnels, saisis lors de leur arrestation, ne leur aient toujours pas été restitués malgré leur libération.
Demande d'enquête et réparations
La cheffe de la diplomatie nigériane a informé son interlocuteur que les cinq survivants avaient regagné leur État d’origine, Sokoto. Elle a exhorté l’envoyé ivoirien à transmettre ces éléments aux autorités d’Abidjan et a exigé une enquête approfondie sur cet incident regrettable.
Outre le dédommagement financier de la famille du défunt, le Nigeria demande un engagement ferme de la Côte d’Ivoire à garantir que ses citoyens soient traités avec dignité à l’avenir.
En réponse, l’ambassadeur Kalilou Traoré a présenté ses condoléances à la famille de la victime ainsi qu'au gouvernement nigérian. Il a assuré la ministre qu’il transmettrait immédiatement ces préoccupations à sa hiérarchie, tout en réitérant l’engagement de la Côte d’Ivoire à veiller au respect de la dignité des ressortissants nigérians.
Rappel des faits
Selon les révélations du ministère nigérian des Affaires étrangères, Usama Murtala et cinq autres jeunes (Aliyu Malami, Nasiru Umar, Shamsu Abubakar, Sa'adu Bello et Liman Mohammed) avaient entrepris un voyage d’affaires par la route depuis Sokoto vers Abidjan en août 2025. Ils avaient alors été arrêtés et incarcérés au Pôle Pénitentiaire d’Abidjan (PPA), sans inculpation ni procès.
Le ministère a précisé que leur libération récente a été obtenue grâce aux efforts soutenus de la mission diplomatique nigériane et aux interventions du ministère des Affaires étrangères.
Le nouveau décret impose désormais une accréditation obligatoire pour toutes les organisations humanitaires. Cette mesure va permettre à l’État « d'avoir un regard particulier sur leur répartition sur le territoire national et surtout sur leurs zones d'intervention », a déclaré la ministre de la Famille et de la Solidarité, la Camarade Lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré.
Le texte introduit un changement majeur dans la gestion des fonds : 60 % des financements devront obligatoirement être fléchés vers le relèvement précoce et l’autonomisation.
L'objectif affiché par le gouvernement est de « réduire la dépendance des personnes vulnérables face à l'aide et l'assistance prolongée ».
Le décret s'attaque également à l'image et à l'économie locale à travers deux interdictions et obligations strictes :
Il est désormais interdit de diffuser des images des personnes vulnérables aux côtés des dons qui leur sont offerts, afin de préserver entièrement leur dignité.
Le décret consacre l'obligation de s'approvisionner localement pour l'acquisition des dons et des vivres destinés aux populations assistées.
Le Conseil des ministres a adopté ce jeudi 2 juillet 2026 un décret portant création de l'Académie technologique du Faso. En raison de son caractère hautement stratégique, cette institution d'élite sera directement rattachée à la Présidence du Faso, a informé la Direction de la communication de la Présidence.
Selon le ministre Porte-parole du Gouvernement, le Burkina Faso ne veut plus seulement former des théoriciens, mais de véritables bâtisseurs qui « savent utiliser leur intelligence et leurs doigts pour concevoir, créer, fabriquer et ainsi accompagner la dynamique d'industrialisation en marche ».
L'infrastructure, dont le chantier a débuté en décembre 2025, est actuellement en phase de finition. Elle s'apprête à accueillir ses premières promotions au sein de filières hyper-spécialisées :
La présidence de l’Assemblée des États parties (AEP) au Statut de Rome a appelé, ce mercredi 1er juillet 2026, le Burkina Faso, le Mali et le Niger à reconsidérer leur retrait de la Cour pénale internationale (CPI).
Dans un communiqué, la présidente de l’AEP, Päivi Kaukoranta, a indiqué avoir pris acte « avec préoccupation » des démarches engagées par les trois pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES).
Tout en regrettant cette évolution, la présidente estime qu’une telle décision risque d’affaiblir les efforts internationaux de lutte contre l’impunité et la quête de justice. Selon elle, le retrait d’États parties « risque de compromettre la poursuite collective de la justice » et de fragiliser le système international de responsabilité pénale.
L'AEP, l'organe de gouvernance de la CPI, rappelle que ces trois pays ont longtemps contribué à ses travaux. Elle réaffirme par ailleurs que l’efficacité de la Cour repose sur le soutien durable de ses 125 États membres. De ce fait, elle invite le Burkina Faso, le Mali et le Niger à demeurer parties au Statut de Rome et à poursuivre leur participation aux travaux de l’Assemblée.
La présidence de l'AEP rappelle que les États membres disposent de mécanismes institutionnels pour faire valoir leurs préoccupations et engager un dialogue sur le fonctionnement de la Cour. Elle souligne également qu’un retrait ne met pas fin aux obligations découlant de la période durant laquelle un État était partie au traité.
Pour rappel, le Niger a officiellement notifié son retrait de la CPI le 18 juin 2026 auprès du Secrétaire général des Nations unies, dépositaire du Statut de Rome. Conformément à l’article 127 du traité, ce retrait ne prendra effet qu'un an plus tard, soit le 18 juin 2027.
Cette décision s’inscrit dans la stratégie commune de la Confédération des États du Sahel (AES). En septembre 2025, les trois pays avaient annoncé leur intention de quitter la CPI, accusant la juridiction basée à La Haye d’être « incapable » de poursuivre les auteurs de crimes internationaux et de s’être transformée en un « instrument de répression néocoloniale » pratiquant une justice sélective.
Le Président de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel (CN-CES), Bassolma BAZIE a échangé, le lundi 29 juin 2026, avec une délégation de l’Association des Ambassadeurs du Burkina Faso à la retraite.
Les échanges ont porté sur l'organisation prochaine, à Ouagadougou, d'une rencontre des ambassadeurs à la retraite du Burkina Faso, du Mali et du Niger, prévue en novembre 2026. Cette initiative vise à mettre à contribution l'expérience diplomatique de ces anciens représentants de leurs États afin d'accompagner la construction de l'AES et de renforcer son rayonnement sur la scène régionale et internationale.
Selon les responsables de l'association, cette rencontre sera ponctuée de panels, de partages d'expériences, de visites de sites d'intérêt ainsi que d'audiences avec les autorités du Burkina Faso. Elle offrira un cadre de réflexion stratégique permettant de formuler des contributions en faveur de la souveraineté, de l'intégration et du développement de l'espace confédéral.
Le Président Bassolma BAZIÉ a salué cette initiative qu'il a qualifiée de contribution précieuse à l'édification de la Confédération des États du Sahel. Il a souligné que l'expérience et l'expertise des anciens ambassadeurs constituent un capital stratégique au service de la diplomatie confédérale et de la défense des intérêts communs des peuples de l'AES.
Réaffirmant l'engagement de la CN-CES à accompagner de telles initiatives, le Président de la Commission a assuré les initiateurs de son entière disponibilité pour contribuer à la réussite de cette importante rencontre.
Le Camarade Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO, a procédé ce mardi 30 juin 2026 matin à l’installation officielle des membres du Conseil d’orientation de l’Institut des Peuples Noirs (IPN-Farafina).
Composé d’experts issus des domaines comme la sociologie, la diplomatie, les finances et la recherche, ce Conseil d’orientation constitue l’organe stratégique chargé de définir les grandes orientations de l’IPN-Farafina.
« En acceptant de siéger au sein de cette instance à vocation nationale, panafricaine et internationale, vous portez une grande responsabilité devant l’histoire en marche. Il vous revient d’éclairer les choix stratégiques de l’Institut, d’en garantir la cohérence, de veiller à la fidélité de son action à sa vocation originelle et de contribuer à faire de l’IPN-Farafina un espace de recherche, de formation, de dialogue et de rayonnement des peuples noirs », a souligné le Camarade Premier ministre.
Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO a invité les membres du Conseil à exercer cette mission avec humilité, courage, créativité et un sens élevé du devoir, en posant des actes utiles et concrets. Cette installation du Conseil d'orientation de l'IPN-Farafina marque l’opérationnalisation de cette institution stratégique pour la promotion des valeurs endogènes propres aux noirs. « Notre Peuple attend de cette institution des résultats perceptibles : des recherches utiles, des formations structurantes, des contenus accessibles, des archives valorisées, des partenariats féconds et une contribution active à l’éducation patriotique et panafricaine de la jeunesse », a insisté le Premier ministre.
Le Président du Conseil d’orientation de l’IPN-Farafina, le Camarade Claude Aimé TASSEMBEDO, a pris l’engagement, avec l’ensemble des membres, de bâtir une institution solide, crédible et durable, capable de servir le Burkina Faso, l’Afrique et les générations futures.
Source : Direction de la communication de la Présidence du Faso
Moins de quarante-huit heures après l'annonce historique de la rupture définitive des relations diplomatiques par le Burkina Faso, c'est au tour de Malabo de brandir la menace d'une séparation totale avec la France, sur fond de litige immobilier et judiciaire.
L'élément déclencheur de la colère de la Guinée équatoriale est la mise en vente aux enchères du complexe immobilier de luxe qui appartenait à Teodoro Nguema Obiang Mangue (dit « Teodorin »), actuel vice-président du pays et fils du chef de l'État, situé sur l'avenue Foch à Paris. Estimé à environ 100 millions d'euros, l'immeuble avait été définitivement confisqué par la justice française à la suite de sa condamnation pour blanchiment et détournement de fonds publics.
Si Paris affirme vouloir restituer le produit de cette vente à la population équato-guinéenne, Malabo y voit une provocation inacceptable et une violation flagrante du droit international. Pour les autorités de Guinée équatoriale, ce bâtiment n'est pas un simple actif financier saisi, mais le siège officiel de sa mission diplomatique en France, protégé à ce titre par l’immunité étatique.
Dans un communiqué, le gouvernement équato-guinéen qualifie les actions de la France d'actes « unilatéraux et hostiles ». Ainsi, Malabo annonce l'arme de la réciprocité diplomatique, menaçant d'adopter des mesures de rétorsion radicales si la vente venait à entraver l’activité de sa représentation à Paris.
Il s'agit de :
La saisie immédiate des bâtiments abritant la mission diplomatique française en Guinée équatoriale.
L'expulsion de l'ambassadeur et de l'ensemble du corps diplomatique français en poste à Malabo.
La rupture totale et définitive des relations bilatérales avec la République française.
« Le gouvernement se réserve le droit d’adopter toutes les mesures souveraines qui s’imposent, y compris la rupture éventuelle de nos relations avec la République française. », indique le communiqué.
Pour rappel, c'est le 26 juin 2026, que le Burkina Faso a officiellement acté la rupture totale de ses relations diplomatiques avec Paris, ordonnant la fermeture réciproque des ambassades à Ouagadougou et à Paris.
Réunis à Ouagadougou les 29 et 30 juin 2026, les Présidents des Parlements de la Confédération des États du Sahel (AES) ont fermement réagi à la récente résolution du Parlement européen concernant la situation des droits humains au Burkina Faso. Dans une motion de soutien unanime, les parlementaires du Sahel rejettent en bloc les conclusions de Strasbourg et réaffirment la souveraineté de l'espace AES.
Les chefs des parlements de l’AES condamnent la résolution européenne du 18 juin dernier, estimant qu'elle présente une « situation erronée» de la réalité burkinabè. Ils rappellent les principes fondamentaux de non-ingérence et d'égalité souveraine des États inscrits dans la Charte des Nations Unies, soulignant que la première des libertés reste le droit à la vie et à la sécurité des populations.
L'AES exprime son soutien indéfectible aux autorités et au peuple du Burkina Faso dans leur lutte pour la restauration de l'intégrité territoriale. Un hommage solennel a été rendu aux Forces de défense et de sécurité (FDS), aux Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) ainsi qu'à toutes les victimes du terr0risme.
Pour les parlements de l'AES, la lutte contre le terr0risme est un défi mondial qui nécessite de la solidarité et du respect mutuel, et non des « approches susceptibles d'affaiblir les États engagés sur la ligne de front».
Par ailleurs, « L'AES réaffirme sa détermination à construire un espace confédéral souverain, sécurisé et stable, ouvert à une coopération internationale fondée sur le respect mutuel et les intérêts réciproques. »
Le Ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères a réagi officiellement, ce samedi 26 juin 2026, à la décision des autorités burkinabè de rompre les relations diplomatiques avec Paris.
Dans un communiqué, la France indique « prendre acte » de cette décision qu'elle qualifie d'unilatérale, tout en exprimant ses vifs regrets face à une mesure jugée « hostile et sans fondement ».
Le gouvernement français affirme que des « mesures de réciprocité qui s’imposent sont en cours d’examen » en réponse à la décision de Ouagadougou.
Dans ce contexte dit « particulier », Paris indique porter une attention particulière à la sécurité des personnels de l'État présents au Burkina et de la communauté française résidant dans le pays. Par conséquent, les autorités françaises appellent leurs ressortissants à une vigilance renforcée.
Par ailleurs, le quai d'Orsay réitère sa « solidarité avec la population du Burkina Faso » et rappelle la densité des liens historiques qui unissent les deux peuples.
À compter de ce vendredi 26 juin 2026, le Burkina Faso met fin à ses relations diplomatiques avec la République française. L'annonce a été faite à travers un communiqué officiel du gouvernement.
Selon le document, cette décision fait suite à une évaluation approfondie de l’état actuel des relations bilatérales entre les deux pays. En effet, le gouvernement burkinabè estime que les conditions indispensables à la promotion de relations fondées sur le respect mutuel, la confiance réciproque, le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures et le respect de la souveraineté nationale ne sont plus réunies.
« Cet état de fait se traduit, entre autres, par un activisme incessant du régime en place en France contre les intérêts du Burkina Faso, des ambitions néocoloniales affichées avec le soutien actif à des réseaux subversifs et aux terroristes qui endeuillent notre pays et le Sahel, la perfidie et la partialité des discours et des opinions sur notre pays pour en faire un paria de la communauté internationale », explique le communiqué.
Face à ces « visées impérialistes de domination » et « d’asservissement », les autorités de la Transition affirment avoir fait « le choix de la responsabilité et de la souveraineté ».
Le Gouvernement tient toutefois à souligner que cette décision ne remet nullement en cause les liens historiques, humains, culturels et sociaux qui unissent les peuples burkinabè et français. Elle vise exclusivement le cadre institutionnel des relations diplomatiques entre les deux États.
Par ailleurs, l'Exécutif rassure l’opinion nationale et internationale de sa volonté et de son engagement à assurer la protection des ressortissants étrangers, auxquels il réaffirme son hospitalité, ainsi qu'à la préservation de leurs intérêts. Il invite l'ensemble des citoyens à faire preuve de responsabilité, de retenue et de civisme vis-à-vis des ressortissants français et de l’ensemble des expatriés vivant sur le sol burkinabè, dans le strict respect des lois de la République.
Le Burkina Faso réaffirme enfin sa détermination à poursuivre une politique étrangère indépendante, fondée sur la diversification de ses partenariats, le renforcement de la coopération Sud-Sud, le développement de relations équilibrées avec tous les États et la promotion de la paix, de la sécurité et du développement durable.
Le Gouvernement affirme demeurer ouvert au dialogue avec l'ensemble des États de la communauté internationale sur la base du respect mutuel, de la réciprocité, de l'égalité souveraine et de la défense des intérêts légitimes de chacun. Il se dit engagé à bâtir, avec toutes les Nations éprises de paix et de justice, un monde libre, plus juste et plus solidaire.