Réforme du Conseil de sécurité de l’#ONU : l'Union africaine exige deux sièges permanents et un droit de veto 

689495487 1410733014417699 7984572658249257603 n 1En marge du Sommet Afrique-France, une réunion ministérielle sur la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU s'est tenue ce lundi 11 mai 2026 à Nairobi. À cette occasion, Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l'Union africaine (#UA), a réaffirmé la position commune du continent, selon un communiqué publié par l'UA.
« L'Afrique ne demande pas une faveur ; elle exige la correction d'une injustice historique », a-t-il martelé.
Il a souligné que le continent ne peut plus être exclu du cercle des membres permanents, compte tenu de son poids démographique, politique et économique croissant.
S'appuyant sur le Consensus d'Ezulwini et la Déclaration de Syrte, Mahmoud Ali Youssouf a rappelé les exigences de l'UA : au moins deux sièges permanents dotés de prérogatives complètes, y compris le droit de veto, tant que celui-ci existe, et cinq sièges non permanents au sein d'un Conseil élargi.688612863 1410733017751032 4148325945611126941 n 1
Saluant le soutien de la France, du Kenya et de la Sierra Leone, le président de la Commission a appelé à transformer le consensus international actuel en actions concrètes.
Pour lui, la légitimité de l'ONU en dépend : « Le Conseil doit refléter les réalités du monde d'aujourd'hui, et non l'ordre géopolitique de 1945. »
En guise d'exemple, il a rappelé que l'intégration de l'UA au G20 prouve que la gouvernance mondiale peut évoluer vers un modèle plus inclusif et représentatif.