lundi 4 juillet 2022

Tabaski 2018 au Burkina : Le visage du marché est triste à quelques heures du sacrifice à Allah

mouton uneA la veille de l’Aïd El Kebir, les marchés et artères de la ville de Ouagadougou son bondés de moutons. En effet, les fidèles musulmans du Burkina Faso  célébreront la Tabaski, la fête des moutons, demain mardi 21 août 2018. A cette occasion, ils sont nombreux à faire le tour des marchés pour se procurer le mouton à offrir à Allah, dans l’espérance de ses faveurs. Toutefois, pour sacrifier à la tradition de la Tabaski, beaucoup doivent faire des pieds et des mains pour s'offrir un mouton dont les prix sont relativement élevés .  Cette cherté fait que l’engouement n’est pas au rendez vous cette année.

 

mo Du côté du terrain de l’ASECNA sur l'avenue de l'aéroport, en cette veille de fête, des vendeurs de moutons sont à perte de vue. A l’instar de Sadou, nombreux sont les vendeurs qui trouvent le marché  morose. « Depuis ce matin, nous sommes sortis, mais on a  encore rien vendu, donc nous ne pouvons pas dire que le marché est bon.  Nous sommes venus avec près de 300 moutons, mais, il nous en reste encore plus de 250.  Les gens trouvent que les prix sont élevés, mais nous aussi avons acheté ces moutons à des prix exorbitants, donc c’est difficile de les revendre à bas prix. Les moutons que nous avons acheté à 75 000 francs CFA, nous les revendons à 100 000 francs CFA », explique t-il.

Toutefois, d’autres arrivent tant bien que mal à tirer leur épingle du jeu.  « Je ne me plaint pas trop, parce que j’ai déjà vendu 16 moutons, » lance un vendeur qui a son bétail à proximité de celui de Sadou.

vendeur mouton

légumesCette morosité du marché ressentie par certains revendeurs de moutons est aussi vécue par certaines vendeuses de légumes. Au marché des légumes de palag yiri, les vendeuses, sont dans le désarroi tant l’affluence n’est pas celle des grandes fêtes. « Franchement je ne sais pas pourquoi les gens ne viennent pas, sinon les condiments ne sont pas trop chers. Je ne sais pas si c’est le manque d’argent qui fait qu’il n’y a pas d’engouement. Souvent, c’est  à la dernière minute que d’autres aussi viennent faire leur marché. Mais pour le moment, ça ne va pas », explique Alimata SAWADOGO, vendeuse  de condiments.

Pour Mme OUEDRAOGO, une cliente, le faible engouement est dû au fait que les produits proposés ne sont pas en adéquation avec le pouvoir d’achat des uns et des autres.  « Il n’y a pas d’argent et les condiments sont trop chers », déplore t-elle. 

Quoi qu’il en soit, il reste encore quelques heures avant l’heure du sacrifice du mouton à Allah. Certains commerçants espèrent, « inch allah », pouvoir faire de bonnes affaires.

 

Edwige SANOU et Alexiane YAMEOGO

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