Culture : Du sourire à la MACO

mcoo uneL’initiative est du groupe ‘’Génération 2000’’, qui a initié à l’instar de plusieurs autres activités culturelles à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO), une formation sur le thème : ‘’Juste un sourire d’espoir’’. Celle-ci a débuté le 4 mars 2021, mais c’est le vendredi 23 juillet que la restitution, qui marque la fin de ladite formation, a été faite dans l’enceinte de l’établissement pénitentiaire. C’était en présence du directeur adjoint de la MACO, Alexis Paré, du chef des activités culturelles et sportives de la prison et d’autres acteurs culturels comme Syatik du groupe « Gombo.com », d’ailleurs parrain de cette formation.

Tenue sur le thème  ‘’Juste un sourire d’espoir’’, cette formation a réuni une quarantaine de détenus, mais seulement une dizaine d’entre eux ont été retenus pour la phase finale. A cette restitution, des attestations et du savon leur ont été offerts. Mention spéciale a été faite à l’unique fille ayant participé à la formation qui, en plus de l’attestation, a reçu un carton de tampons périodiques. mcoo 2« C’est une première dans l’histoire du Burkina Faso que l’humour pose ses bagages à la MACO et cela est à encourager », s’est félicité « Benga Kabakourou ».

‘’Génération 2000’’, c’est ce duo formé de Jean Bayili, dit « Johnny Johnny », et de Baboudi Michel Neya, alias « Benga Kabakourou », qui a déposé ses valides à la MACO pour former les détenus à l’humour en vue de contribuer à leur réinsertion sociale. Selon « Johnny Johnny », cette formation donnée par son binôme entre dans le cadre de la préparation de la relève. « On le fait déjà à l’extérieur de la prison. Nous avons donc voulu donner aussi une chance aux détenus. C’est une forme de participation à leur réinsertion sociale », explique M. Bayili.

mcoo 3« Syatik », Idrissa Nikiéma à l’état civil, parrain de cette formation, a encouragé ces détenus, qui ont tenu jusqu’au bout. « Cette formation, vous verrez, fera votre bonheur. Soyez forts et courageux pour la suite », leur a-t-il dit. Se trouvant entre les quatre murs de la prison, peinés, angoissés et stressés, ces détenus initiés à l’humour ont trouvé là un moyen de divertissement. « Le rire est thérapeutique », a rappelé Baboudi Michel Neya. Toujours selon lui, cette formation vise à permettre aux bénéficiaires de se libérer et de s’exprimer. « Ils ont là un moyen de faire passer un message, un moyen de se lâcher, un moyen de s’amuser et pourquoi pas en cellule se raconter des blagues pour déstresser et détendre l’atmosphère ? » a affirmé « Benga Kabakourou ».

La bonne nouvelle de cette formation, a déclaré M. Neya, c’est qu’à leur sortie de prison, ces détenus bénéficieront d’un cadre qui leur sera offert pour se perfectionner et exercer en tant qu’humoristes. « Génération 2000 s’engage à accompagner ces détenus une fois qu’ils seront libérés de la MACO », précise « Benga Kabakourou » du Groupe Génération 2000. « L’objectif de Génération 2000, c’est d’étendre ce genre de formation à toutes les prisons du Burkina Faso », a conclu l’humoriste « Benga Kabakourou », qui se surnomme lui-même « l’homme qui saute les clôtures ».

Sié Mathias Kam (stagiaire)