Présidentielle du 22 novembre au Burkina : Quatre réformes sectorielles « pour un Burkina uni et plus fort c’est maintenant ! » de Tahirou Barry

tahir uneLa campagne électorale  pour les élections couplées du 22 novembre prochain au Burkina Faso bat son plein actuellement sur le territoire national. Parmi les 13 candidats à la présidentielle, figure Tahirou Barry du Mouvement pour le changement et la renaissance (MCR). Celui-ci a choisi la commune de Ouessa, dans la province du Ioba, région du Sud-Ouest, pour le top départ de sa campagne le 31 octobre. Son projet de société, intitulé « pour un Burkina uni et plus fort c’est maintenant ! », recense 2 grands axes stratégiques pour relever le défi du changement et du développement durable, et 4 réformes sectorielles.

La  vision du candidat Tahirou Barry est la suivante: «Reconstruire un Etat puissant qui repose sur des valeurs de solidarité, de justice et de cohésion sociale, gage d’une gouvernance vertueuse et d’un développement durable».

Le premier axe de son projet de société concerne la refondation des institutions et la modernisation de l’administration. Quant au second axe, il vise à transformer le système éducatif afin de créer « un Burkinabè nouveau et conscient de sa mission patriotique ».

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S’agissant des réformes sectorielles, on cite d’abord les réformes culturelles, ensuite les réformes pour la promotion du capital humain et la transformation de l’économie, celles politiques et institutionnelles et les réformes économiques.

Les réformes en vue de promouvoir le capital humain et de transformer l’économie portent sur l’agriculture et l’élevage, l’eau et l’assainissement, l’éducation et la recherche, l’emploi et la protection sociale, la santé, la décentralisation, l’habitat et la voirie urbaine ainsi que le sport.

« Après plus de 60 ans de souveraineté politique, il n’est pas normal que notre pays n’ait pas acquis la souveraineté alimentaire et laisse végéter dans la misère les populations rurales. tahir 3A cet effet, des actions fortes qui passent par le respect du budget minimum de 10% contre seulement 8% en 2020 alloué au secteur agricole conformément à l’engagement de Maputo seront engagées pour réduire la vulnérabilité du secteur agricole face aux aléas climatiques et accroître substantiellement sa productivité », a indiqué Tahirou Barry.

Il s’engage à sécuriser l’accès à la terre, à réduire la dépendance de la production aux aléas climatiques et à améliorer la productivité, à désenclaver les zones de production et à transformer et commercialiser les produits agropastoraux.

Le secteur éducatif et scientifique sera érigé en priorité avec près de 30% du budget national qui lui sera accordé chaque année. Selon le candidat, ce budget devrait assurer, entre autres, la construction et l’équipement des d’infrastructures publiques d’éducation préscolaire, formelle et non formelle, scolaires, secondaires ainsi qu’universitaires adaptées aux effectifs ; la construction d’une université virtuelle et la mise en place de 20 espaces numériques, précisément 5 à Ouagadougou, 4 à Bobo-Dioulasso et 1, dans chacune des 11 régions en vue de contribuer progressivement à la normalisation des années académiques ; l’octroi de bourses d’études à tous les élèves et étudiants méritants et démunis (20 000 F CFA /mois pendant dix (10) mois pour 400 000 élèves, soit annuellement 80 milliards) et (40 000 F/mois pendant dix 10 mois pour 200 000 étudiants), soit annuellement 80 milliards.

En matière d’emploi, le candidat du MCR a l’ambition de créer au moins 100 000 emplois par an, soit 500 000 en 5 ans.

S’agissant de la question sécuritaire, Tahirou Barry propose de : modifier la loi de programmation militaire avec affectation d’un budget de 1000 milliards pour une période de 3 ans qui permettra aux Forces de défense et de sécurité (FDS) de se doter de moyens pour assurer le recrutement, la formation, la motivation, le renseignement et l’équipement en matériel moderne, adapté et efficace ; construire 1 brigade de gendarmerie et 1 commissariat de police de districts bien équipés dans des zones d’insécurité non ou moins couvertes par la présence sécuritaire ; construire des garnisons militaires en dehors des villes et transformer ceux des villes en hôpitaux militaires spécialisés ; responsabiliser à la tête des structures sécuritaires et militaires des chefs compétents, crédibles et proches des troupes.

Pour réaliser son projet de société en 5 ans, Tahirou Barry attend mobiliser 15 000 milliards.

Aly Tinto