Elections couplées du 22 novembre au Burkina : Zoom sur le candidat du mouvement Agir ensemble, Kadré Désiré Ouédraogo

kadr uneC’est le samedi 31 octobre 2020 que s’est ouverte la campagne pour les élections présidentielle et législatives du 22 novembre. Kadré Désiré Ouédraogo, ancien Premier ministre de Blaise Compaoré et candidat à la présidentielle sous la bannière du mouvement Agir ensemble, a lancé sa campagne dans la région du Centre-Nord. Dans la course au fauteuil présidentiel, il a comme challengeurs le chef de file de l’opposition politique, Zéphirin Diabré, et 11 autres candidats. Radars Info Burkina fait un gros plan sur le candidat d’Agir ensemble.

 Kadré Désiré Ouédraogo est né le 31 décembre 1953 à Boussouma. En 1972, il obtient le baccalauréat série C, mention Bien, au lycée Philippe Zinda Kaboré de Ouagadougou. Ensuite, il effectue au lycée du Parc à Lyon en France des études de mathématiques supérieures puis est admis en 1974 à l’école des Hautes Études commerciales (HEC) à Paris où il obtient son diplôme en 1977.

Kadré Désiré Ouédraogo est également titulaire d’un diplôme d’études économiques générales et d’une licence ès sciences économiques, option Économie publique et politique économique, de l’université de Paris I.

Rentré au Burkina à la fin de ses études en France, Kadré Désiré Ouédraogo est engagé en octobre 1977 comme conseiller des affaires économiques au ministère du Commerce et du Développement industriel . Il assure le cours de comptabilité analytique et de gestion prévisionnelle à l’université de Ouagadougou, précisément à l’Institut universitaire de technologie, entre 1978 et 1984.

kadr 2Le candidat d’Agir ensemble rejoint la Communauté  économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) comme cadre financier à la division financière du FOSIDEC à Ouagadougou dans les années 1980 et est par la suite nommé chef de cette division financière, poste qu’il occupera jusqu’en 1983 où il devient conseiller financier du secrétaire général de la CEDEAO.

En 1985, il rejoint la CEDEAO à Lagos au Nigeria où il occupe le poste de secrétaire exécutif adjoint chargé des affaires économiques. Son mandat à ce poste est renouvelé en 1989 par le Conseil des ministres de ladite organisation.

En 1993, Kadré Désiré Ouédraogo est nommé vice-gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à Dakar au Sénégal.

kadr 3Le 6 février 1996, le natif de Boussouma, commune de la région du Centre-Nord, est nommé Premier ministre, chef du gouvernement du Burkina Faso, poste qu’il occupera jusqu’au 6 novembre 2000.

De 2001 à 2011, Kadré Désiré Ouédraogo est ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso dans de  nombreux pays avec plusieurs distinctions. De 2012 à 2016, KDO a été président de la Commission de la CEDEAO à Abuja au Nigeria.

En septembre 2020 à Bobo-Dioulasso, il est investi candidat d’Agir ensemble. Son projet de société s’articule autour de cinq grands points qui sont : la sécurisation du Burkina Faso pour une nation unie ; le capital humain et l’eau potable ; la gouvernance politique, judiciaire et administrative ; la croissance et le développement durable et enfin la culture, le tourisme  le sport et les loisirs.

Pour le candidat KDO, rien ne peut se construire dans l’insécurité, la peur et la division. « Pour restaurer la paix et réussir cette sécurisation du Burkina Faso, il nous faut mettre un accent particulier sur le principe d’universalité de la république », a-t-il indiqué. De plus, selon lui, il faut user du principe d’indivisibilité de la république et d’unité du peuple. « Ce principe surclasse les différences ethniques, régionales et raciales. L’origine, quelle que soit l’épithète qui l’accompagne, n’a pas sa place dans les principes d’indivisibilité, de fraternité et d’égalité citoyenne », a martelé le candidat.

Lors du lancement officiel de sa campagne, KDO a évoqué des questions comme la réconciliation nationale et le retour des exilés politiques. « Notre pays a besoin de tous ses fils et filles pour son développement. Je ferai en sorte qu’il n’y ait plus d’exilés politiques au Burkina Faso. La place de Blaise Compaoré est au Burkina Faso, et nous travaillerons à son retour si je suis élu au soir du 22 novembre », a lancé le candidat.

Arnold Junior Sawadogo (Stagiaire)