IMG 20181017 WA0020Après les matchs aller et retour des étalons du Burkina Faso contre les zèbres du Botswana, joués respectivement le 13 et 16 octobre 2018, les poulains de Paulo DUARTE prennent la deuxième place du groupe I pour ces éliminatoires de la CAN Cameroun 2019. Malgré tout, s’il reste toujours un grain d’espoir de voir le Burkina Faso se qualifier,  il est tout de même impératif que Paulo DUARTE et ses hommes restent concentrés jusqu’au bout. Avec Moussavou BILA, journaliste reporteur d’images, chef du desk sport de la télévision  3tv, Radars info analyse ces deux confrontations des étalons et leurs chances de fouler le sol camerounais en 2019 pour la Coupe d’Afrique des Nations.

 

Radars info BURKINA : Comment avez-vous apprécié le match aller des étalons contre le Botswana qui s’est joué au Burkina Faso ?

Moussavou BILA : Lors du match aller joué à Ouagadougou, j’ai trouvé une équipe qui avait surtout de l’envie, et de la détermination. La force des étalons ce jour était l’envie. La preuve c’est qu’ils ont marqué dès l’entame du match. Après, je pense que la nature un peu facile du match n’a pas permis au étalons de développer totalement leurs talents, parce qu’à un moment donné, on a senti qu’il y avait des facilités. Les Botswanais n’étaient pas aussi dangereux que cela, de sorte que les étalons ont un peu baissé les bras même si ils ont marqué trois buts, après vous remarquez que les deux autres buts sont marqués sur des coups de pieds arrêtés. Cela montre qu’il y a eu un peu de relâchement, parce que le but matinal, à la fois il est bien, à la fois il donne un abus de confiance. Ce qui a fait que les étalons n’ont pas su en profiter. Le match aller a été bien géré, la preuve le coach l’a compris en faisant sortir des cadres comme Charles KABORE,  Bertrand TRAORE pour pouvoir se reposer, parce qu’il y avait un match dans trois jours. Sinon ils ont fait une copie parfaite, parce que l’objectif c’était les trois points qui ont été couronné par les trois buts marqués, donc c’était un bon match pour les étalons.

IMG 20181017 WA0023RIB : Quel est votre appréciation du match retour, qu’est ce qui n’a pas marché selon vous ?

MB : le match retour, on savait que cela allait être un match difficile, les Botswanais sont très difficiles à jouer sur leur terrain, parce que non seulement ils sont en altitude, les Burkinabè ne sont pas habitués à jouer dans des conditions pareilles. En plus, les Botswanais ont inauguré leur stade, il y a pratiquement deux ans et c’est dans ce même stade que pour le premier match, ils ont battu  le Burkina par le score d’un but à zéro (1 à 0).  Donc peu importe qu’ils soient qualifiés ou pas, leur objectif par rapport à ce match, c’était même de gagner. Ce score nul et vierge ne m’étonne pas quand on joue en terre botswanaise, parce c’est une équipe très difficile à jouer. Après, on peut dire que si on gagnait on aurait pu se mettre à l’abri de trop de calculs, même si ce n’est pas totalement alarmant, mais tout compte fait, l’objectif était de gagner. A  défaut de gagner le match nul, il n’est pas mal à prendre, maintenant après il y a deux matchs, il faut vraiment se concentrer  pour ne rien lâcher.

RIB : On a vu que ce match a classé les Burkinabè en deuxième position du groupe I. Quels sont maintenant les enjeux ?

MB : il y a un grand espoir, il n’y a vraiment pas une situation alarmante. Le Burkina est deuxième à deux points du premier qui est la Mauritanie. Mais d’un côté, il y a de quoi s’inquiéter, parce qu’aujourd’hui, quand on regarde la pool ce ne devrait pas être la place du Burkina, quand on regarde en termes de favori, en termes de football. C’est normal qu’après trois matchs, les gens se demandent pourquoi on est deuxième. Sinon dans le fond, il n’y a rien d’alarmant, il y a encore deux matchs à jouer dont un qu’on joue contre la Mauritanie à Ouagadougou dans un contexte différent. La Mauritanie est dans un bon réveil, dans une bonne tendance. Donc je trouve que c’est très positif qu’on soit deuxième. Cela permettra de se rendre compte qu’on doit toujours garder la tête sur les épaules. Je pense que c’est gérable pour les deux derniers matchs. Je suis confiant qu’il n’y a rien d’alarmant, ça doit pouvoir marcher.

RIB : Comment appréhender-vous les prochains matchs des étalons ?

MB : Je pense que c’est un match qui va être très difficile, parce qu’il n’y aura pas de la pression, car on a la deuxième place, mais il y aura beaucoup plus d’envie et de détermination, dans le même contexte que le match contre le Botswana à Ouagadougou. Je pense que cela va se gérer, maintenant après il faudra compter sur des joueurs en forme surtout ceux des clubs, parce quand on enchaine deux matchs, ce n’est jamais facile. Vous allez remarquer dans les autres pays, il y a plusieurs joueurs cadres qui ont juste joué un match et ils sont rentrés en club. Ils n’ont pas joué les match-retour, parce quand tu joues un deuxième match en Afrique sur le terrain africain, ce n’est pas facile en club, car tu risques de perdre ta place. Mais là on eu tous nos joueurs, après il y a BANOU qui s’est blessé on espère qu’il reviendra. Je pense que le prochain match va être gérable. C’est possible, on a tous les hommes, donc je crois que ça va aller.

assis étalonsRIB : Faut-il forcement remporter le prochain match pour être qualifier ? 

MB : La victoire est impérative  pour le prochain match. A l’issu de ce match, si l’on n’a pas gagné,  on peut se poser des questions, même si la prochaine CAN s’envisage se  jouer avec vingt quatre équipes donc forcement, on va être qualifié même si l’on fini deuxième. Mais il faut remporter, cela sera bien pour retrouver de la confiance, le moral et pour s’affirmer avant une probable coupe d’Afrique des Nations. Je pense qu’il n’y a pas à s’inquiéter, c’est juste qu’il faut savoir qu’il faut rapidement se mettre au sérieux. Mais la victoire est impérative.

Propos recueillis par Edwige SANOU

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