Séchoir poissonLe secteur informel est le secteur qui regroupe le plus d’acteurs au Burkina Faso. Cependant ce secteur suffoque non seulement du fait du manque d’accompagnement, mais aussi de la difficulté d’accès aux équipements adaptés aux réalités. Pour ce qui existe, ils ne sont pas du tout accessibles compte tenu du coût. Il faut le reconnaitre, le secteur informel manque cruellement de mécanisation en ce sens que ce secteur a du mal à sortir la tête de l’eau dans la mesure où tout est manuel. Pourtant, avec la mécanisation, elle pourrait contribuer énormément au développement de l’économie du pays. Cependant tout espoir n’est pas perdu en ce sens que de nouvelles innovations et créations naissent de jour en jour au Burkina pour permettre au pays d’atteindre sa souveraineté.

 

Au Burkina Faso, on remarque ces dernières années une avancée en matière de recherche scientifique, même s’il peut sembler à certains égards qu’il est minime. En effet, plusieurs créations et inventions ont été faites ces dernières années. Il s’agit entre autres des paniers thermos, des séchoirs pour viandes et poissons, des appareils solaires fabriqués au Burkina Faso par des Burkinabè, des fours, des machines à broyer des mangues, des couveuses etc.
« Vous avez les paniers thermos. Ces paniers permettent de maintenir le repas chaud ou froid selon la convenance. Par exemple quand tu prépares le matin, tu peux conserver ton repas toujours chaud dans les thermos. On peut également conserver du frais dans les paniers thermos », Confie NEBIE Mariam vendeuse de panier thermost. Il faut noter que cette innovation pourrait être une alternative en période de délestage qui on le sait est très récurrent au Burkina.


« Là vous avez un séchoir. Pour le moment, on l’utilise pour le poisson, mais on peut l’utiliser aussi pour la volaille, le mouton et la viande de bœuf. Ce produit a été conçu pour faciliter la conservation de viande et poisson. Au Burkina Faso, on a un potentiel en ce qui concerne la volaille. Tout le monde apprécie la volaille burkinabè. Pourquoi ne pas profiter de cet appareil pour le sécher et l’exporter vers d’autres pays. Aussi la particularité de l’appareil, c’est que sa consommation de Gaz est très minime », explique Bagnon Jonas BADO, le créateur du séchoir.


Aussi, dans le but de résoudre deux contraintes majeures de l’agriculture Burkinabè, le Docteur Georges KAMBOU, écotoxicologue, maitre de recherches à l’INERA Farakoba aux commandes du programme culture maraichère, fruitière et plantes à tubercules a mis en place deux machines. « J’ai mis au point deux œuvres, les sarcleuses buteuses simples KAMBOU, et les sarcleuses Buteuses polyvalents KAMBOU. L’agriculture Burkinabè est confrontée à deux problèmes majeurs à savoir, le mauvais usage des pesticides et la pauvreté des sols. Nous avons des prototypes qui visent à sarcler entre les lignes du riz pluvial, du riz irrigué, de l’oignon et des tomates tout en versant la terre entre les poqués où il y a de mauvais herbes. Une fois recouverte, ces mauvaises herbes pourrissent et se transforment en engrais vert. De ce fait, il n’y a plus le besoin d’utiliser des herbicides et en même temps nous enrichissons notre sol créant les conditions pour que la plante exprime son potentialité en absorbant de façon optimum les nutriments du sol », explique t-il.


sarcleuseSi du côté de l’agriculture qui regroupe 80% de la population, cette création pourra apporter son grain de sable dans l’épanouissement de ce secteur. Le solaire qui est un domaine qui fait son entrée dans le quotidien des Burkinabè n’est pas aussi en reste. « Là, vous avez une lampe solaire ayant une durée de vie de 10 ans et une garantie de 2 ans. Cette lampe est fabriquée à Dédougou. Elle dispose de 2 panneaux et d’un chargeur portable », informe la représentante d’une structure de fabrication de lampe solaire.


Toutes ces créations ont été réalisées au Burkina Faso et par des Burkinabè. La vulgarisation de ces appareils permettra non seulement au Burkina Faso d’être indépendant en ce qui concerne certains équipements technologiques, mais aussi et surtout elle facilitera la transformation des produits locaux, une avancée en matière d’agriculture et bien d’autres. D’où l’émergence du secteur informel. Mais pour que ces créations impactent véritablement le quotidien et les activités des Burkinabè, il faut, non seulement les vulgariser, mais aussi accompagner ces inventeurs.
Edwige SANOU

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