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nui uneLe Burkina Faso, en raison de la célébration de la fête de son indépendance le 11 décembre, a du mal à célébrer la Journée internationale de lutte contre la corruption, consacrée par les Nations unies pour avoir lieu le 9 décembre. Cette année, par anticipation, la Nuit anticorruption a été tenue le 4 décembre 2019. Au cours de cette nuit, chefs coutumiers, religieux et autorités politiques ont accordé leurs violons sur les différentes formes de corruption et les conséquences de ce fléau.

«Responsabilité individuelle et collective dans la lutte contre la corruption », c’est le thème qui a été retenu sur le plan national pour célébrer la Journée internationale de lutte contre la corruption. Selon le contrôleur général, Luc Marius Ibriga, « avant d’accuser des gouvernants, des institutions et des organisations de la société civile (OSC) de lutte contre la corruption, accusés bien souvent à juste titre d’ailleurs, mais parfois aussi à tort, d’impuissance et d’absence de résultats, il convient pour chaque citoyen de s’interroger sur sa propre responsabilité dans l’état actuel de la corruption dans son environnement immédiat». A son avis, la corruption se nourrit de la complicité des corrupteurs, du silence des gens bien, de la lâcheté des indifférents et des indécis. Il estime que les corrompus ont le vent en poupe parce que les corrupteurs les alimentent et que les témoins s’emmurent dans le silence.

Selon les chefs coutumiers et religieux, ni dans les traditions du Burkina Faso, ni dans la Bible ni dans le Coran, il n’est toléré ce phénomène de corruption.  Pour eux, c’est un péché grave à ne pas commettre car cela met à mal le développement de toute nation.

Selon le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, « la corruption est une préoccupation pour les pays africains et pour le Burkina Faso en particulier. Elle empêche le développement de l’Etat et de ce point de vue, il est important que nous soyons tous engagés dans ce combat. Je voudrais vous assurer que le gouvernement est engagé dans la lutte contre la corruption. Nous travaillons avec l’ASCE-LC à éradiquer ce phénomène qui est vertigineux. S’il était visible, il serait très facile d’en finir avec depuis longtemps ». Pour lui, la lutte engage l’Etat, l’ASCE-LC, la justice dans un traitement rapide des dossiers de manière que tous ceux qui pratiquent la corruption soient sanctionnés à la hauteur de leurs forfaits. En outre, les citoyens doivent jouer leur rôle en procédant à des dénonciations quand il le faut. Mais à ce niveau, il attire l’attention des populations sur le fait qu’il ne faut pas accuser juste pour accuser, car il est bon de dénoncer mais sur des bases sûres qu’une enquête peut aider à confirmer.

Pour ce qui est de la pertinence de l’organisation de cette Nuit anticorruption, Luc Marius Ibriga précise que cela découle des échanges avec les différentes organisations partenaires de la lutte anticorruption. Et cela est comme une interpellation de l’ensemble des citoyens pour montrer que pour une lutte efficace contre la corruption, il faut une responsabilité individuelle et collective. Pour cela, il indique qu’il ne faut pas laisser cette lutte seulement entre les mains de ceux qui sont commis à cette tâche. De son point de vue, le choix du thème de cette première édition est interpellateur, car les uns et les autres ont tendance à mettre à l’index le gouvernement et les structures de lutte contre la corruption, pendant que par exemple quand un citoyen ne respecte pas les feux tricolores, il est le premier à mettre la main à la poche pour éviter que son engin soit mis en fourrière. Pour lui, ces actes posés favorisent la corruption et doivent être bannis pour tous.

Pour ce qui est de la capacité de l’ASCE-LC à lutter contre ce phénomène, le contrôleur général a indiqué que depuis les réformes de 2015, la structure est en train de les mettre en œuvre. Mais il a indiqué qu’il convient de souligner que les ressources humaines et financières sont encore une préoccupation pour une bonne posture dans la lutte contre la corruption.

De notre point de vue, la collaboration et la sincérité de tous les citoyens, à quelque niveau que ce soit, permettront d’endiguer ce phénomène pour que le Burkina Faso réponde de son vrai nom de pays des hommes intègres.

Saâhar-Iyaon Christian Somé Békuoné

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