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empl uneLe problème de l’emploi au Burkina Faso est l’un des soucis majeurs de la jeunesse. Ceux qui ont bénéficié d’une formation académique tentent d’entrer à la fonction publique mais l’Etat n’a besoin que d’un pourcentage négligeable pour le service public. Certains se font recruter dans le secteur privé. Pour subvenir à leurs besoins, d’autres créent leur propre emploi et finissent par devenir des employeurs. C’est le cas d’Issiaka Compaoré, qui vit de la confection des briques. Radars Info Burkina est allé à sa rencontre.

A l’approche de son site de confection de briques, à côté du cimetière de Kaarpala, l’on aperçoit sur une superficie de près d’un hectare des briques déjà confectionnées et d’autres en cours de confection. Des monticules de sable et de granite sont aussi visibles. Des clients y défilent, les uns pour commander des briques, les autres pour ramasser des briques déjà commandées.

Issiaka Compaoré est le patron des lieux. Il y a six ans qu’il s’est engagé dans cette activité de confection de briques. Ses débuts n’ont pas été du tout faciles. « Au début, c’était vraiment compliqué. On utilisait une charrette pour ramasser le sable. J’utilisais un à deux sacs de ciment par jour et je n’arrivais même pas à écouler les quelques briques que je confectionnais», nous confie-t-il.

empl 2Fort heureusement, sa situation a positivement changé. Car Issiaka Compaoré est aujourd’hui propriétaire d’une quincaillerie et emploie cinq personnes qui confectionnent au quotidien des briques de toute nature. «Aujourd’hui, j’ai embauché cinq jeunes qui utilisent des tonnes de ciments par semaine pour produire des briques. Grâce à mes partenaires, ce n’est plus avec des charrettes que j’achète le sable mais des camions qui viennent nous le livrer», nous dit-il.

Toutefois, le désormais employeur n’occulte pas les difficultés auxquelles il fait face dans cette activité. D’ailleurs nous avons constaté des briques qui ont été endommagées par  la pluie, ce qui constitue une perte pour Issiaka qui affirme que ce sont des cas fréquents en cette période pluvieuse.

En dehors de cette difficulté à laquelle s’ajoute parfois la rareté des clients, notre interlocuteur assure que la confection des briques est un secteur rentable grâce auquel il arrive à faire de grandes réalisations. Il y a quelques mois, il s’est engagé également dans la confection des pavés, un projet qu’il avait depuis des années. « J’ai commencé aussi à faire du pavé. Actuellement, je suis en quête d’un financement pour acquérir des machines afin de créer une grande unité de production de pavés», a-t-il affirmé.

Le gouvernement et le secteur privé, malgré leurs efforts, ont montré leurs limites en matière d’emplois à offrir aux citoyens. L’auto-emploi peut être une solution supplémentaire pour les nombreux jeunes en proie au chômage. 

Pema Neya (Stagiaire)

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