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fish unePays enclavé, le Burkina Faso ne dispose que de quelques cours d’eau pour l’activité de pêche, un secteur qui contribue à hauteur de 0, 41% au PIB. La production annuelle est de 25 000 tonnes. Une offre qui ne parvient pas à couvrir le besoin en poissons des populations. Par conséquent, les importations sont en train de dépasser les 100 000 tonnes par an. Pour savoir quelle politique est faite pour le développement de ce sous-secteur des ressources halieutiques, Radars Info Burkina est allé à la rencontre de  Karim Zongo, conservateur des Eaux et Forêts, chef du service des petites et moyennes pêcheries à la direction de la Pêche.

Au niveau de la production au Burkina Faso, il y a deux sources, à savoir la pêche dans le milieu naturel et celle par élevage. Plus de 90 % de l’offre nationale de poisson proviennent de la pêche dans le milieu naturel. Les principaux acteurs directs sont le maillon production, animé par des pêcheurs et les aquaculteurs ; le maillon transformation, animé par les transformateurs de poisson et enfin le maillon commercialisation, animé par les commerçants de poisson. Les acteurs indirects sont l’Etat, à travers les services techniques pour l’accompagnement, l’appui conseil et les partenaires techniques et financiers  pour le financement des projets.

Les principaux supports de production par la pêche sont les retenues d’eau (1200 dont 500 pérennes) et les principaux cours d’eau, à savoir le Mouhoun, le Nakambé, le Nazinon, la Léraba, la Tapoa, la Comoé et la Pendjari.

«En termes de difficultés, on constate qu’au niveau de la quasi-totalité des pêcheries et des plans d’eau  qu’on exploite, il y a une surexploitation. Il y a une quantité de poissons qu’une retenue d’eau permet de prélever sans compromettre  le renouvellement du stock. Pour éviter que les pêcheurs  capturent à la fois les gros poissons et les alevins, nous procédons à leur sensibilisation. fish 2En plus, il y a une réglementation pour fixer le maillage des filets de pêche et l’instauration de la fermeture périodique de la pêche de certains barrages. Actuellement les grandes pêcheries telles Kompienga, Bagré, Sourou, Ziga et Samandeni observent cette période de fermeture pour que les poissons se reproduisent tranquillement», indique Karim Zongo.

A l’en croire, au niveau de la politique nationale de développement de la pêche et de l’aquaculture adoptée en 2013, il y a la vision de faire de ce sous-secteur des ressources halieutiques un secteur qui est porteur par des acteurs privés dynamiques qui contribuent,  par une gestion durable de la pêche et de l’aquaculture, à la sécurité alimentaire et au développement du secteur rural. L’objectif global est d’amener ce sous-secteur dans une dynamique de gestion durable et d’amélioration de la production à travers l’entrepreneuriat en tenant compte de l’environnement national, régional et international.

«En termes d’objectifs spécifiques, il y a la promotion de l’aquaculture, celle de la gestion différenciée des pêcheries (empoissonnement des petites retenues d’eau), une meilleure valorisation des produits de la pêche et de l’aquaculture, le besoin de stimuler la recherche-développement, le renforcement des capacités des acteurs de la pêche et de l’aquaculture.  Le secteur de la pêche est pris en compte au niveau du programme présidentiel  de 2016 à 2020. Il accorde un intérêt en considérant trois mesures : il s’agit d’accroître la production de 20 000 à 30 000 tonnes d’ici 2020, de renforcer les capacités des acteurs de la pêche et de l’aquaculture et de financer le secteur», explique M. Zongo.

Les types de poissons qui existent en majorité dans les différentes pêcheries sont les tilapias, les silures, les capitaines, le poisson cheval et les hétérosis. «Les tilapias peuplent la plupart des plans d’eau. L’hétérosis est l’espèce qui peuple beaucoup le Sourou. Le capitaine est l’espèce la plus chère car pouvant atteindre au moins 100 kg », fait-il savoir.

A l’heure actuelle, les engins de pêche dont le Burkina Faso autorise l’utilisation sont le filet épervier, le filet maillant et les palangres.

Aly Tinto (Stagiaire)

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