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travel uneLe tourisme est l’ensemble des activités se rapportant aux déplacements et aux séjours des personnes en dehors de leur environnement habituel pour une période consécutive n’excédant pas une année, à des fins de loisirs, d’affaires ou autres. Au Burkina Faso, l’Office national du tourisme burkinabè (ONTB) a dénombré 512 000 arrivées touristiques en 2017 contre 540 395 l’année précédente, soit une hausse de 5,4%. Malgré cette tendance à la hausse et au regard de la crise sécuritaire dont le pays est l’objet depuis quelques années, le ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme veut intéresser les locaux à la chose touristique. Pour ce faire, il a, en tandem avec les hôteliers, obtenu une baisse de 25% des tarifs d’hôtel et ce jusqu’au 30 septembre 2019. Cette mesure arrivera-t-elle à convaincre les Burkinabè ? Quelles sont les raisons invoquées par ceux-ci et qui justifient leur faible engouement pour les sites touristiques dont regorge pourtant le pays ?

Le tourisme ne fait pas particulièrement partie des habitudes des Burkinabè. Si ceux-ci se déplacent souvent à l’intérieur du pays, ce n’est sûrement pas par curiosité touristique mais dans des buts bien précis : raisons de famille ou de travail. Les sites attractifs ne manquent pourtant pas, avec quelques-uns tels les ruines de Loropéni et les hauts fourneaux inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, pour lesquels certains touristes venus d’ailleurs parcourent des milliers de kilomètres. Pourquoi donc ce manque apparent d’intérêt des nationaux pour les potentialités touristiques de leur pays ? Si pour beaucoup l’activité touristique relève du luxe parce que nécessitant de grands moyens pour s’y adonner, d’autres par contre rêvent de destinations internationales. « Je ne me suis jamais intéressé au tourisme parce qu’il faut des moyens substantiels pour le pratiquer. Si vous avez par exemple trois ou quatre enfants en plus de vous et de votre épouse, il faut disposer d’un véhicule, prévoir les frais de carburant, de restauration, d’hébergement, etc., si vous voulez faire du tourisme. Or, pour le Burkinabè moyen, ce n’est pas évident de réunir tant de moyens, d’autant plus qu’il faut préparer la rentrée scolaire juste après les vacances. Donc ce que l’on peut faire, c’est à la limite s’offrir des sorties dans les parcs avec les enfants », confie Armand Sompougdou. travel 2Pour Rosine Belem par contre, ce ne sont pas les moyens financiers qui posent problème, mais la destination. « Il est vrai que le Burkina regorge de potentialités touristiques, mais mon rêve à moi, c’est de découvrir la mer parce qu’on n’en a pas ici. C’est la raison pour laquelle je projette de faire un tour à Abidjan pour les vacances ».

Aux différentes raisons invoquées par nos interlocuteurs s’ajoute, il faut bien avoir l’honnêteté de l’admettre, le problème d’insécurité. En effet, le fait que certaines zones de leur territoire soient en proie aux attaques terroristes depuis quelques années ne rassure pas non plus les nationaux désireux de s’aventurer dans lesdites zones. Plusieurs campements de chasse ont dû fermer, parce que désertés par les visiteurs aussi bien nationaux qu’étrangers. De plus, la méconnaissance des potentialités touristiques par certains nationaux et l’insuffisance d’aménagements et d’entretien des sites touristiques sont autant d’obstacles.

Dans un élan de promotion du tourisme interne, l’ONTB organise déjà des camps afin de permettre aux  scolaires de 7 à 15 ans de découvrir les potentialités touristiques du pays des hommes intègres. Les régions à visiter cette année seront celles de la boucle du Mouhoun et du Centre-Ouest. Une initiative qui, si elle perdure, permettra de donner aux jeunes générations le goût de la curiosité touristique. A côté de ces camps, des initiatives pour adultes tels le programme « connais-tu, ton beau pays », qui vise la découverte des sites touristiques des  régions du Burkina, sont également à encourager. En trois éditions, il a permis à des centaines de Burkinabè de s’imprégner des potentialités touristiques des régions du Centre-Ouest, des Hauts-Bassins et du Centre-Est. Une politique nationale de mise en valeur des sites touristiques serait également une initiative salutaire, dans cette démarche de promotion du tourisme interne enclenchée par les autorités.

Armelle Ouédraogo

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