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rad uneSur proposition du Haut Conseil pour la réconciliation et l’unité nationale, le Conseil des ministres du mercredi 03 juillet 2019 a marqué son accord pour la réinsertion des militaires radiés suite aux mutineries de 2011. Comment les concernés ont-ils accueilli cette nouvelle ? Dans quelles conditions le processus a été conduit et quelles sont les conditions de réinsertion ? Radars info Burkina a rencontré l’un des porte-parole, Hervé Kaboré, pour en savoir davantage.  Lisez plutôt !

Radars Info Burkina : Comment appréciez-vous la décision de réinsertion des militaires et policiers radiés en 2011 prise par le Haut Conseil pour la réconciliation et l’unité nationale ?

Hervé Kaboré : Cette nouvelle, nous l’avons accueillie positivement car depuis 2011, nous avons entamé des démarches dans ce sens mais n’avions pas eu d’oreille attentive. Nous avons fait des pieds et des mains depuis lors, au point même de perdre tout espoir. Mais à l’installation du HCRUN, nous avions eu confiance que cette institution pouvait nous aider à résoudre le problème. A l’entame des négociations, nous avons déposé chacun son dossier et collectivement aussi un dossier. C’est ainsi que des négociations et des discussions, il est ressorti que devrons avoir pour point de chute la fonction publique, notamment des ministères autres que celui de la Défense pour les militaires. Nous considérons cela comme une avancée, une porte de sortie pour plusieurs d’entre nous.

RIB : De 2011 à nos jours y a-t-il des membres de votre association qui ont eu un l’emploi pour subvenir à leurs besoins ?

HK : De 2011 à nos jours, quand on prend l’effectif, qui est de plus de 636 personnes, il y en a qui ont eu des emplois temporaires, d’autres ont signé des contrats à durée déterminée, d’autres en ont signé à durée indéterminée. A côté de ceux-ci, il y a ceux qui vivotent et ceux qui font des contrats journaliers. Mais en matière de chiffres, nous ne pouvons pas fournir de statistiques. Mais il faut savoir que ce n’est pas facile pour nous et nos familles. Nous tenons à rappeler que le 07 juillet 2011 il y a eu 566 militaires qui ont été radiés ; 60 radiés le 15 décembre 2011, il y a 10 gendarmes et d’autres radiations individuelles.

RIB : Etant donné que dans le groupe il y en a eu qui ont posé des actes de vandalisme, qui ont cassé des magasins et commis des viols, y a-t-il eu des critères de sélection de dossiers individuels pour la réinsertion des radiés dans la fonction publique ou bien tout le monde est d’office pris en compte par le dossier collectif ?

HK : Le HCRUN a demandé à tout citoyen burkinabè qui s’est senti lésé de 1960 à nos jours de déposer une plainte à son niveau. Dans ce sens, tous les militaires qui ont été radiés suite aux mutineries de 2011 ont constitué une liste et déposé leur dossier. Après cela, nous avons rempli une fiche individuelle pour des renseignements sur  chacun. C’est sur cette base, à notre avis, qu’il sera déterminé qui a été entendu par la justice, qui a fait l’objet de condamnation, si c’est le cas à quelle peine d’emprisonnement. Mais avant, il convient de signaler que ce dossier était au niveau de la justice, qui a mené des enquêtes sur chacun de nous. Et c’est sur la base de ces investigations que des solutions ont été trouvées pour tout le monde. C’est ainsi qu’il a été proposé que ceux qui ont été reconnus coupables aient une aide afin de se reconvertir à la vie civile et ceux condamnés à une peine d’emprisonnement de moins de 3 mois ferme ou ceux qui n’ont pas fait l’objet de condamnation bénéficient de la proposition de réintégration.

RIB : Y aura-t-il une cérémonie officielle qui va donner le top de départ de cette réinsertion et si oui, comment va-t-elle s’articuler ?

HK : D’ores et déjà, ce que nous savons, c’est que le HCRUN a recommandé qu’avant notre réinsertion, nous demandions pardon au peuple burkinabè, chose que nous faisons à toute occasion qui se présente à nous pour ce qui s’est passé en 2011. Nous n’avons pas encore eu le contenu du document final, mais nous savons que très prochainement avec le HCRUN, nous serons informés de ce qui il y a comme procédure à suivre, des détails de la décision, des critères y afférents et du point de chute de tout un chacun. Déjà ce que nous pouvons faire, c’est demander pardon à tous les Burkinabè et les remercier, ainsi que la presse, les différents médiateurs et tous ceux qui ont contribué à ce que ces solutions soient trouvées.

Propos recueillis par Saâhar-Iyaon Christian Somé Békuoné

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