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wok une C’est un truisme de le dire, la friperie inonde le marché burkinabè. Au grand marché de Ouagadougou, Rood Woko, par exemple, la vente de ces habits d’occasion ne profite pas uniquement aux commerçants. En effet, plusieurs couturiers sont installés à proximité et en tirent aussi profit à leur façon, avec le service rendu aux clients après achat. Nous sommes allé les rencontrer pour savoir en quoi consiste concrètement leur travail.

C’est le week-end à Ouagadougou. Dès 10 heures, on constate de l’affluence au marché  Rood Woko. A l’endroit où sont installés les commerçants de friperie, difficile de se frayer un passage. Femmes, garçons et filles, chacun veut se procurer des vêtements.

A quelques mètres du site, des couturiers sont installés. Mais ne vous y méprenez pas : ils ne sont pas là pour confectionner de nouveaux vêtements mais pour rendre service aux amateurs d’habits d’occasion, encore appelés friperie, en les réajustant.

«Je suis ici pour la couture, précisément dans la diminution et l’élargissement de la taille des chemises et des pantalons jeans. Mes principaux clients sont des commerçants et des acheteurs de friperie. Les vendeurs viennent avec beaucoup de quantités de jean amples pour qu’on en diminue la taille afin qu’ils puissent les vendre aux clients. Pour eux, je fais l’unité à 100 F CFA mais pour les autres, les prix varient entre 300 et 500F», affirme Adboul Korogo, occupé à ajuster le jean d’un client.

Il dit réaliser une recette journalière comprise entre 10 000 et 20 000 F CFA.

Dans l’atelier en face travaillent Adama Ouédraogo ainsi que quatre de ses employés. Il exerce cette activité au grand marché il y a maintenant une vingtaine d’années. «Nous faisons la couture mais ce qui nous occupe  le plus, c’est l’ajustement des vêtements issus de la friperie selon le goût  du client. En effet, de nos jours les gens, surtout les jeunes, n’aiment pas les vêtements amples», fait savoir Adama Ouédraogo, la trentaine sonnée, entouré de plusieurs clients. Chez lui, le prix de la prestation varie entre 1000 et 2000 F CFA et  dépend de la qualité du travail réalisé. «Par exemple pour ce manteau dont je suis en train d’ajuster la taille, le prix ne peut pas être le même que s’il s’agit d’un pantalon à «slimer» (Ndlr : à ajuster de sorte qu’il se porte très près du corps)», explique-t-il. Il affirme réaliser en moyenne un gain journalier de 30 000 F CFA.

wok 2Dans ce travail, les rapports des « raccommodeurs » avec leurs clients  ne sont pas toujours aisés. «Des gens viennent se plaindre souvent parce qu’ils jugent le travail mal exécuté. Avec les hommes, on arrive à se comprendre mais s’agissant des femmes, c’est une autre histoire car elles sont très exigeantes », confie M. Ouédraogo.

Quant à Rachid Soré, qui dit avoir embrassé ce métier récemment, il affirme qu’il n’a jamais eu de problème avec ses clients puisqu’il ne retient pas un client s’il constate qu’il ne pourra pas le satisfaire en matière de qualité du travail.

Ghislain Nadembèga, jeune garçon, tient un sac contenant des vêtements devant un atelier de couture. «J’avais remis deux manteaux à ‘’slimer’’ et je suis venu les récupérer. C’est un travail bien fait et j’en suis satisfait», dit-il.

Flore Ouédraogo, elle, est venue donner quelques anciens vêtements et une nouvelle robe qu’elle juge large à ‘’slimer’’. «Dans le quartier où j’habite, il existe des couturiers qui font de la réparation mais ils ne me satisfont pas comme les couturiers ici à Rood Woko», explique-t-elle.

 La ruée vers la friperie apporte des revenus aux vendeurs et aux tailleurs spécialisés dans le bricolage, mais également elle impacte le marché des vêtements neufs (prêt-à-porter).

Aly Tinto (Stagiaire)

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