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cub uneOn ne le dira jamais assez, les bouillons culinaires utilisés par beaucoup et contenant du glutamate sont très dangereux pour la santé. En effet, ce produit chimique qui donne aux bouillons leur saveur est source de tout un ensemble de maux pour les consommateurs. Le glutamate bloque la fonction neurologique de l’hypothalamus, la partie du cerveau qui contrôle notre appétit, nous faisant manger beaucoup plus et risquer l’obésité. A cela s’ajoutent des troubles cardiaques, de l’hypo ou de l’hypertension, des maladies gastriques, des troubles du comportement chez l’enfant, un gonflement de la prostate, la maladie d’Alzheimer. Les bouillons peuvent aussi réduire la libido et la fertilité, déclencher des saignements et des infections urogénitales. Parce qu’habitués à ces bouillons depuis des dizaines d’années, beaucoup de consommateurs ont du mal à s’en séparer, ne sachant pas par quoi les remplacer. Les alternatives ne manquent pourtant pas.

« J’ai toujours utilisé les bouillons dans ma cuisine. J’ai vu des écrits où l’on disait que c’était dangereux pour la santé. J’ai essayé de m’en défaire en vain. Lorsque je n’en mets pas dans ma nourriture, je ne retrouve pas la même saveur que quand j’en mets. Je cherche toujours avec quoi remplacer les bouillons pour préserver ma santé et celle de ma famille ». A l’image d’Ingrid Sawadogo, elles sont nombreuses ces femmes chez qui les cubes règnent en maître dans la cuisine. Habituées à ces rehausseurs de goût, elles ont du mal à s’en défaire malgré les nombreuses mises en garde des professionnels de la santé.

Alizèta Sangaré, elle, a été amenée par la force des choses à se défaire des bouillons. En effet, souffrant d’hypertension, elle n’avait d’autre choix que d’abandonner les bouillons qu’elle a longtemps utilisés. Et aujourd’hui, elle se dit ravie de cette bataille qu’elle a gagnée contre ces cubes. « Quand j’ai commencé à souffrir d’hypertension, mon médecin m’a formellement interdit la consommation des bouillons et même le sel a été réduit. Au début, les choses n’ont pas été du tout aisées parce que je trouvais mes repas fades. Mais avec le temps, j’ai appris à les remplacer  par des épices, du poisson sec et je prépare même mes bouillons à la maison à base d’éléments que je connais et que je sais sans danger pour la santé. En tout cas mes plats sont savoureux et plusieurs personnes qui y goûtent ont du mal à croire que je n’utilise pas de bouillons», confie-t-elle.

Nadine Zongo, elle, a arrêté la consommation des bouillons depuis sept ans, parce qu’ayant appris qu’ils seraient à l’origine de maladies cardiovasculaires. cub 2Alors pour donner du goût à ses plats, elle utilise « beaucoup de condiments, de l’ail et du persil en fin de cuisson. Et quand c’est la saison, je paye des crevettes fraîches que je fais frire et pile. Ça a très bon goût et c’est plus sain, mais cher quand même ». Yasmine Zerbo, diététicienne, reste convaincue que l’on peut manger sain et bio, quelle que soit sa bourse.  « Je suis 100% bio et je consomme ce qui est dans ma cuisine. Nos grands-parents n’avaient pas de bouillons mais ils mangeaient bien. La plupart des maladies que nous rencontrons sont dues à l’alimentation et même que la fertilité a baissé. Et le principal bouillon que le Burkina possède, c’est le soumbala. On peut en mettre dans tous les plats. Il y a aussi le poisson sec, les crevettes, les épices (ail, persil gingembre, fêfê, poivre, etc.) qui rehaussent le goût et qui sont accessibles à tous. On peut manger sain, bio et délicieux sans cube et quelle que soit sa bourse. Mangeons juste ce que nous avons ».

Depuis quelques années, nous  assistons à la mise sur le marché par de jeunes entrepreneurs de bouillons bios, faits à base de produits locaux et sans danger pour la santé. Si ces rehausseurs de goût arrivent à s’intégrer dans les habitudes alimentaires des consommateurs, ils permettront de réduire la consommation, voire d’en finir avec ces bouillons à base de glutamate, véritables poisons pour l’organisme.  

Armelle Ouédraogo

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