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arrondiss uneA la faveur de la décentralisation, la gestion de l’Etat a été aussi confiée aux différentes communautés des villes jusqu’au plus petit village.  Si au départ l’un des objectifs de celle-ci, c’était de créer un cadre de débat autour du choix des objectifs collectifs et locaux de développement et de leur mise en œuvre par les communautés locales, force est de reconnaître que ces collectivités sont la plupart dirigées par des non-résidents, avec tout ce qu’il y a comme avantages et inconvénients.

 Baongouna Apollinaire Hien est arrivé à la tête du conseil municipal de Legmoin en juin 2016. Il dirige une équipe de 92 conseillers que compte sa municipalité. En matière d’organisation, il déclare que tous les conseillers, en dehors du maire titulaire qu’il est et de ses deux adjoints, sont répartis dans quatre commissions qui sont : la commission affaires générales, la commission affaires financières, la commission environnement et développement local et, enfin, la commission aménagement du territoire et du foncier. Les différents présidents de commissions, le maire titulaire et ses adjoints forment le bureau communal.

Pour ce qui est des difficultés, le maire de Legmoin dépeint ce que lui et les conseillers non résidents vivent. Pour celui-ci, au niveau de la ville de Ouagadougou ils sont au nombre de trois et la difficulté majeure, c’est la distance (500 km) qui les sépare de leur commune d’origine. Il reconnaît qu’en raison de cette distance, il leur est souvent difficile d’y aller et de gérer des problèmes qui auraient été plus facilement résolus avec leur présence effective sur le terrain. En tout état de cause, pour les déplacements il confesse que la distance joue beaucoup. 

En plus de cela, il assure que la période joue en leur défaveur car, dit-il, « sommes venus hériter d’une cendre chaude où il n’y a rien dans les assiettes et nous sommes obligés de lutter pour le développement sur plusieurs chantiers tels l’eau, l’électrification et les voiries. Et les populations ne partageant pas les mêmes réalités que nous dans les villes, souvent elles croient qu’on a toutes les solutions à portée de main ».

Par ailleurs il estime que cette situation n’est pas faite que de difficultés, des avantages il en existe. En matière d’avantages, il indique qu’étant en ville ils profitent d’assez de relations qu’ils mettent à profit pour le développement de leur commune. Car, dit-il, « avec les organisations non gouvernementales et les projets, nous arrivons à avoir une satisfaction et une compensation quand nous arrivons à arracher un projet par-ci par-là pour le grand bonheur de nos populations ». arrondiss2A titre illustratif, le maire de Legmoin indique que les 46 villages que compte sa commune ont bénéficié d’une formation en extraction de beurre de karité, en préparation de soumbala, en fabrication de savon, en apiculture, aviculture, etc. Une formation dont ont bénéficié 3000 personnes et qui a coûté la somme de 15 millions F CFA.

Pour ce qui est du fonctionnement, le maire indique que chaque président organise des rencontres périodiques avec ses différents membres afin de diagnostiquer les problèmes entrant dans les attributions de sa commission et ceux liés à la commission elle-même.  A en croire l’édile Hien, ce sont ces instances qui abattent le plus gros du travail en ce sens qu’elles sont chargées, après le diagnostic, de proposer des solutions qui seront présentées lors des sessions ordinaires ou extraordinaires.

Si pour ce conseil municipal tout semble bien aller, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Il y en a où les difficultés de fonctionnement viennent du fait de la non-résidence des conseillers et des maires dans lesdites communes.   Vivement qu’au niveau des états-majors des partis politiques ces questions soient prises au sérieux, pour que le développement sur le plan local, qui est l’un des objectifs de la décentralisation, ne perde pas son sens.

Saâhar-Iyaon Christian Somé Békuoné

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