secuLes activités entrant dans le cadre de la rentrée politique du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) ont été lancées ce vendredi matin par le président par intérim du parti Simon COMPAORE et ses paires du bureau politique national. Si cette conférence de presse était consacrée à la vie du parti et à la situation nationale, notamment la question sécuritaire, il faut noter que très vite, eu égard de la situation sécuritaire du pays, les attaques terroristes récurrentes dans le pays ont principalement été au cœur des échanges avec la presse.

 

Pour le MPP, les forces du mal ont décidé d’assombrir le mandat du président Roch Marc Christian. Il en veut pour preuves les différentes attaques à répétition depuis le début de son quinquennat avec à la clé plus d’une centaine de vies fauchées. Toutefois,  Simon COMPAORE et ses camarades sont convaincus que la plupart de ces attaques sont à dessein, dans le seul but de déstabiliser le pays et de noircir cette lumière incandescente qui brille sur la tête du parti du soleil. Pour eux, l’ampleur des tentacules du terrorisme au Burkina Faso est d’autant plus grande qu’elle se « traduit par le changement opéré dans la stratégie avec l’entrée en lice d’autres acteurs et le franchissement, d’un nouveau cap dans la barbarie. On assiste à une connexion de plus en plus forte entre les acteurs de l’intérieur et de l’extérieur. Les récentes tentatives de remise en cause de l’ordre républicain établi à travers un processus démocratique exemplaire et historique le montrent amplement ».

Le MPP estime par ailleurs que le combat contre cette guerre asymétrique au Burkina Faso est très complexe eu égard de sa nature, de ses desseins et du fait qu’il allie deux formes disparates. Premièrement, il y a les attaques terroristes de type djihadiste comme on le connaît partout ailleurs dans le monde et qui sont en lien avec la radicalisation. Selon le 2e vice-président du MPP et par ailleurs ministre de la sécurité, Clément SAWADOGO, l'attaque du café-restaurant Cappuccino et celle du 02 mars 2018 sur l'Etat major des armées et l'ambassade de France sont une illustration de ce type d’attaque que connait le Burkina Faso. La deuxième menace qui pèse sur le Burkina Faso est selon les dignitaires du MPP, celle que vit le pays ces derniers temps à dessein de déstabilisation pour encercler le territoire par une guérilla urbaine. « La thèse de la déstabilisation ne souffre d’aucun doute au Burkina Faso. Même le paysan dans son champ aujourd’hui a conscience de cette réalité », a martelé Clément SAWADOGO. D’ailleurs pour lui, sept facteurs importants illustrent cette thèse. Le premier facteur selon lui est la volonté de dissimulation des identités des assaillants qui ne revendiquent pas les attaques et ne viennent pas pour se faire tuer avec le plus de victimes possible comme c’est le cas du terrorisme-djihadisme classique. Le deuxième élément qui fonde la conviction du MPP est la volonté d’assaillir tout le territoire national en attaquant sur plusieurs fronts. Ce qui prouve selon Clément SAWADOGO qu’il y a une volonté de prendre en sandwich le pays. A cela, s’ajoute la présence suspecte de certains combattants dont certains étaient de l'ex Régiment de sécurité présidentielle (RSP) ; les indices persistants de gestes d'encouragement par des leaders politiques nationaux et locaux ; les déclarations de certains leaders politiques. « A moins d’être dans le secret des dieux, personne ne peut dire qu’il peut maîtriser les terroristes s’il vient au pouvoir », estime le 2e vice-président MPP qui note aussi les mouvements de certaines personnes à l'extérieur du pays qui tendent à vouloir mettre le chaos dans le pays et la récurrence des tentatives de complot attentatoire à la sûreté de l'Etat marquées par l’attaque de Yimdi, les tentatives de déstabilisation dans lesquelles sont impliqués l’ancien ministre de la sécurité Dénise Auguste BARRY et plus récemment dame Safiatou LOPEZ.Séquence 01.Image fixe116

Toute chose qui selon le parti au pouvoir est utilisé par ses adversaires politiques dans le but non seulement d’en tirer profit, mais aussi et surtout pour jeter le doute sur sa capacité à gouverner et à défendre le pays sur le plan sécuritaire. « Notre parti ne fuit nullement ses responsabilités dans la difficile situation qui est la sienne, mais ne saurait accepter de telles affirmations farfelues », a prévenu Simon COMPAORE qui estime du reste que n’en déplaise à leurs détracteurs, que le président du Faso en deux ans et demi de gestion du pouvoir afin des merveilles afin que le pays ne sombre pas dans cette nébuleuse. « Nous faisons mieux que résister dans la mesure où, au même moment, le pays continue à avancer à la faveur de la mise en œuvre du programme quinquennal du président Roch Marc Christian KABORE… Nous avons tenu bon, nous tenons bon et nous tiendrons bon. Malgré ce contexte difficile, le MPP et ses alliés ont obtenu des résultats dont l’éclat a aveuglé le chef de file de l’opposition. Notre prière est que Dieu lui redonne la vue et qu’il voit ce que nous avons réalisé en toute modestie en toute humilité », estime le patron du MPP.

Des réalisations que le MPP se félicite, il y a entre autres la dépolitisation de l’armée et son équipement, l’adoption d’une politique nationale de sécurisation foncière centrée sur la femme, la création d’emplois dans le secteur informel avec au total 183 635 emplois salariés créés en moins de trois ans, le programme national de construction des 40 000 logements, la gratuité des soins en faveur des femmes enceintes et des enfants de moins de cinq ans, le vote des Burkinabè de l’extérieur et l’indépendance de la justice à travers le retrait du président du Faso au Conseil supérieur de la magistrature et l’adoption de 13 décrets d’application portant sur l’indépendance de la justice. « Avec nous, les dossiers de Thomas SANKARA, Norbert ZONGO et bien d’autres ont été réactivés. Avec nous, aucun juge n’est aux ordres du pouvoir. Avec nous, on n’a jamais enregistré des exécutions extra judiciaires », a souligné Simon COMPAORE.secup

A cette conférence de presse, l’affaire de l’arrestation de Safiatou LOPEZ pour sa supposée implication dans un complot de déstabilisation du pays a aussi retenu l’attention des journalistes. Sur cette question, Clément SAWADOGO est formel : « il n'y a l'ombre d'aucun doute sur ce que dame Lopez et ses acolytes tramaient.  Sachez que ses éléments ont été pris la main dans le sac. C'est clair comme l'eau de roche. D’ailleurs, il y a beaucoup de révélations dans la presse sur cette affaire qui sont exactes ».

En plus de la question sécuritaire, Simon COMPAORE et ses camarades ont  déploré les différentes grèves et sit-in tous azimuts qui ont aussi marqué le mi-mandat du pouvoir du MPP et de ses alliés. « Certains se justifiaient, mais d’autres étaient infondés et avaient un caractère plutôt idéologique et partisan », estime le président par intérim du parti qui note par ailleurs qu’en 2016, le pays a enregistré 41 sit-in et grèves et en 2017, 70 au total.

Candys Solange PILABRE/ YARO

 

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