namdouda uneDans la perspective de l’élection présidentielle de 2020, certains partis politiques ont déjà commencé à affûter leurs armes en investissant leur candidat. C’est le cas de l’Alliance pour la démocratie et la fédération/rassemblement démocratique africain (ADF/RDA), dont le candidat investi nous livre les grandes lignes de son projet de société, qu’il dit être son instrument pour convaincre son électorat.  

« Je suis candidat à l’élection présidentielle de 2020 pour trouver avec les citoyens et citoyennes de ce pays une réponse appropriée et durable à cette aspiration commune qui est celle de mieux vivre, de bien manger et de vivre ensemble dans la concorde et la paix, celle également de se vêtir et de se soigner, de s’éduquer et de travailler dignement. Il s’agit aussi de pouvoir transmettre à la génération future ce que l’on a pu léguer comme héritage, la prospérité. C’est le sens de ma candidature et c’est ainsi qu’elle doit être entendue, surtout en cette période de fortes turbulences. En effet, mon parti m’a investi pour la deuxième fois, après une première investiture en 2015 où ma candidature a été rejetée par le Conseil constitutionnel sur la base de la loi inique d’exclusion dite loi Chériff. Aujourd’hui en m’investissant, le parti m’a donné mandat d’œuvrer à faire porter cette candidature par une large coalition  de forces vives de la nation burkinabè afin qu’ensemble nous puissions apporter des réponses  aux préoccupations des Burkinabè, notamment celles sur l’eau potable, la sécurité, le terrorisme, l’emploi des jeunes, la santé, l’éducation, la lutte contre la corruption, la question de la faim, de la malnutrition, du changement climatique, de la pauvreté, de l’éducation et les infrastructures qui sont inadéquates mais surtout aussi la question des disparités  du développement régional  qu’il faut équilibrer au Burkina Faso. L’occasion s’y prêtant, je profite de votre canal pour remercier toutes les militantes et tous les militants qui ont cru en moi et ont confié à ma modeste personne cette responsabilité. Pour ce qui est de mon programme, il s’articule autour d’une vision que nous comptons enrichir au fur et à mesure dans les semaines à venir, car je vais entamer des consultations, des concertations  et des tournées sur l’ensemble du territoire pour asseoir le projet de société sur une base solide. Globalement, il s’agit, concernant la vision politique, d’instaurer  d’ici 2050 un modèle original de progrès social, environnemental et économique soutenu par des ressources humaines hautement qualifiées créatrices de connaissances et de technologies avancées en matière de santé, d’agriculture car de notre point de vue, un peuple bien éduqué et sainement nourri est capable de prouesses et de réaliser la prospérité. namdouda 2Nous envisageons également dans notre programme de réaliser des ruptures : d’abord une rupture politique car nous voulons diminuer  les pouvoirs du chef de l’Etat qui, de notre point de vue, sont exorbitants et lorsque celui-ci est défaillant, cela peut conduire le pays au chaos. Il faut que nous arrivions à un autre mode de gouvernance. Au niveau de la gestion financière, il s’agit notamment de la question de la lutte contre la corruption, la gabegie, la fuite des capitaux, ainsi que  de la réduction du train de vie de l’Etat. En outre, nous voulons une rupture en matière de gestion des ressources humaines, car nous pensons qu’il faut mettre le mérite, la loyauté et la compétence en avant, au-delà de l’appartenance politique. Si l’ADF/RDA est au pouvoir, on ne sera pas nommé parce qu’on est du parti, mais parce qu’on est compétent, méritant loyal et qu’on est fils de ce pays.

S’agissant du travail, nous allons mettre au centre et au cœur de tout, la culture des résultats. Ceux qui seront aux postes seront jugés à l’aune de leurs réalisations et de leurs résultats. Enfin, ce sera la rupture dans la mise en œuvre de la décentralisation. Nous allons travailler afin qu’il y ait un transfert réel de compétences dans les différentes localités. Nous allons travailler de manière à ce que les structures décentralisées aient les moyens de mener à bien les missions de développement de ces localités.

Ce sont les grandes lignes de notre projet de société, que nous comptons peaufiner à travers une tournée nationale que nous allons entamer les jours qui suivent. Car selon notre entendement, il faut écouter le peuple afin de prendre en compte ses aspirations profondes. »

Propos recueillis par Saâhar-Iyaon Christian Somé Békuoné

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