sachet uneMalgré l’adoption et l’application de la loi portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation et de la distribution d’une catégorie de sachets et d’emballages plastiques non biodégradables au Burkina Faso, le problème des sachets plastiques se pose avec acuité. De plus en plus, des solutions palliatives et innovantes font leur apparition au grand bonheur des consommateurs.

En vue de la préservation de l’environnement et eu égard à l’ampleur inquiétante que prennent les sachets plastiques au Burkina, des solutions palliatives à l’instar des sachets plastiques biodégradables, des emballages en papier, des sacs en pagne tissé et des sacs en coton font timidement leur entrée sur le marché burkinabè. Présents déjà dans des pharmacies, des boucheries, des boutiques et alimentations, ces sacs sont utilisés pour emballer des produits.

Une initiative fort appréciée et encouragée. « J’ai déjà utilisé les sacs en papier et j’avoue que c’est vraiment pratique. Je pense qu’on gagnerait à travailler à les vulgariser. Cela peut être la bonne formule pour lutter contre les sachets plastiques non biodégradables », souligne un utilisateur. Il n’est donc pas exclu de voir les Burkinabè adopter véritablement ces sacs, si toutefois une bonne campagne de promotion est mise en place avec l’appui des autorités compétentes.

La vulgarisation et l’utilisation de ces sacs ne peuvent être une réalité que si l’application de l’interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation et de la distribution des sachets et emballages plastiques non biodégradables est effective dans les règles de l’art. En effet, le consommateur ne fait que suivre la tendance, car à chaque achat, celui-ci est servi automatiquement avec des sachets. L’interdiction des sachets non biodégradables va contraindre les uns et les autres à l’utilisation de ces sacs plus sains.

sachet 2De l’avis d’un promoteur de sachets biodégradables, la difficulté majeure que rencontre ce produit sur le marché est celui de la « réticence des commerçants, qui trouvent les sacs biodégradables relativement plus chers que ceux non biodégradables ».

Il faut savoir que l’objectif à long terme de ces sacs est de protéger l’environnement et le rendre plus sain pour les générations futures en réduisant l’utilisation des sachets en plastique. En effet, remplacer les sachets plastiques qui polluent la nature par des sachets en papier biodégradables permet de maximiser l’impact social et environnemental.

Edwige Sanou