WhatsApp Image 2018 11 12 at 15.45.07Le top départ de la 5e édition du festival culturel « M ba-yir reem » a été donné le samedi 03 novembre 2018 avec l’initiation de jeunes apprenants aux instruments de musique traditionnels. Une manière pour le promoteur Désiré Simporé de ramener les enfants à l’école du savoir-faire et du savoir-être traditionnel. En plus d’être une école traditionnelle, ce festival vise à revaloriser et à faire renaître chez la jeune génération l’amour et les valeurs traditionnelles burkinabè. Outre la formation aux instruments traditionnels de musique, le festival qui connaîtra son apothéose les 06 et 09 décembre prochains sera également marqué par une compétition en musique et instruments traditionnels et une soirée de contes autour d’un grand feu de bois.

Amener les jeunes à connaître l’histoire, l’importance et le rôle des instruments traditionnels de musique et de la danse traditionnelle dans la société, tel est l’objectif premier du festival « M ba-yir reem », qui souffle cette année ses 5 bougies. A l’instar des autres éditions, celle de 2018 a ouvert le bal par un master class sur les instruments traditionnels de musique. Ainsi, tour à tour, « le lounga », « les kiema », « le bendré », « les wama », « les gangado » et « le balafon » ont été montrés aux jeunes participants et leur fonctionnement expliqué à ces derniers qui, pour l’occasion, étaient réunis à l’école Cefise Benaja.

Pour réussir ce master class traditionnel, le promoteur du festival, Désiré Simporé, a fait appel à de fins connaisseurs des instruments traditionnels de musique comme le Bendré Naaba de Gounghin et Léon Da, Professeur de musique traditionnelle à l’Institut national de formation artistique et culturelle (INAFAC). Plus de quatre heures durant, ces grands maîtres de la musique et des instruments traditionnels ont initié les enfants et suscité en eux l’amour des instruments traditionnels de musique.

Comme le disait Pierre Corneille dans Le Cid, « aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années ». C’est donc persuadé que l’enfant grandit et se forge une identité à travers les valeurs et les connaissances acquises dès  le bas âge que le festival a décidé de placer les tout-petits et la tradition au cœur de ses actions. « Avant, les Burkinabè étaient forts parce qu’ils connaissaient leurs cultures. Aujourd’hui, nous nous sommes laissé influencer par d’autres cultures. C’est ce qui fait que maintenant toutes les bassesses sont commises ; les gens ignorant qui ils sont et les valeurs de leur identité », a déploré le Bendré Naaba de Gounghin, qui a salué, du reste, l’initiative du festival « M ba-yir reem » de mettre en lumière les instruments traditionnels de musique, leur histoire et leur rôle dans la société.

Image3 BayirEn outre, ce festival, selon son promoteur, vise non seulement à éduquer les enfants et à les sensibiliser à l’importance de valeurs culturelles comme le respect des aînés, mais aussi à revaloriser la vie en communauté qui a tendance à disparaître au profit de l’individualisme.

C’est avec grand enchantement que les enfants, entendants comme malentendants, ont écouté l’histoire de leur société à travers les instruments traditionnels. « J’ai appris beaucoup de choses grâce à cette formation. Désormais, je peux parler de moi, de ma culture et de mon histoire. Ce type de formation est à encourager, car nous, les enfants, avons besoin de repères dans ce monde où tout est maintenant permis et toléré », a confié Sylviane Nébié, élève en classe de 5e.

A noter que cette formation n’est que le début d’une série d’activités qui va s’étaler jusqu’au 09 décembre 2018 avec, notamment, une soirée de contes autour d’un grand feu de bois avec de grands conteurs tels que « Boukary Soutougou », comme il est de coutume dans les villages, et une compétition de musique jouée avec des instruments traditionnels.

Candys Solange PILABRE/ YARO

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