her uneAu Burkina Faso, le showbiz est un secteur dynamique. Des medias de tous genres y consacrent des heures et leurs colonnes.  On note également  l’émergence de boîtes de nuit ainsi que l’organisation de festivals et de soirées culturelles de façon régulière. Mais ces activités culturelles qui mettent le showbiz en ébullition suscitent aussi des débats entre certains artistes qui estiment que les journalistes burkinabè ne contribuent pas assez  à la promotion des productions artistiques nationales. Radars Info Burkina s’est intéressé au rôle du journaliste culturel. Lisez plutôt.

Hervé David Honla est journaliste culturel. Selon lui, le rôle du journaliste culturel, à l’instar du journaliste qui fait de l’information générale, est le même : informer le public en veillant à respecter l'éthique et la déontologie de cette profession. M. Honla ajoute que le journaliste culturel n'est pas au service des artistes musiciens.

Tibiafouba Madiega est, lui aussi, un journaliste bien connu dans le milieu du showbiz burkinabè. Ses critiques sur la musique dans les réseaux sociaux le mettent régulièrement en confrontation avec des artistes  et même certains de ses collègues journalistes. Selon Madiega, il n'y a pas de journaliste culturel digne de ce nom au Burkina. « Je connais des gens qui étaient des journalistes mais qui font désormais partie du staff de certains artistes », nous confie-t-il, avant de dénoncer la caporalisation du showbiz par un groupe d’individus.

tib 2Selon Tibiafouba Madiega, le journaliste doit respecter l’éthique. S’agissant de la promotion des artistes burkinabè par les médias, il déclare que le showbiz est avant tout un business et que les media ont des charges financières, ce qui fait qu’ils ne peuvent s’intéresser qu’aux œuvres qui leur donnent le maximum d’audience. « Il faut chicoter l’âne pour qu’il avance. On a  dénoncé les limites de nos artistes et maintenant ils évoluent », dira-t-il.

Hervé David Honla invite les journalistes et animateurs radio à  rester dans leur rôle et à « ne pas écrire uniquement pour des artistes qui leur filent régulièrement de quoi payer leur carburant ». Il ajoute que le journaliste doit être une sorte de « tour de contrôle » dans l'industrie du disque. Il doit avoir l’oreille musicale et diffuser toutes les musiques qui méritent de l'être, peu importe si l'auteur n'est pas fortuné. C’est la raison pour laquelle, selon lui, un bon journaliste culturel doit en savoir beaucoup sur la  chose musicale. « Il doit diffuser la qualité et non la quantité en fonction des bourses de chacun », déclare-t-il.

Mais Tibiafouba Madiega est formel : « On ne peut pas faire la promotion de la médiocrité.» De l’avis de ce dernier, certains artistes burkinabè manquent de créativité et d’autres communiquent mal : «  Il y a des artistes qui sont à la fois leur propre manager et leur communicant. »

 Le Bureau burkinabè du  droit d’auteur (BBDA) compte plus de 4 600 artistes musiciens membres. Mais parmi ces milliers d’artistes officiellement déclarés, très peu sont connus ou jouent sur la scène musicale internationale. Et nombre de nos artistes nationaux peinent à se positionner sur l’échiquier musical dans leur propre pays.

Pema Neya (Stagiaire)

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